mercredi 31 août 2011
The Independant "dénonce" les liens "obscurs" entre les services de sécurité algériens et libyens
Londres, 31/08/11- Le quotidien britannique The Independent a "dénoncé", mercredi, ce qu'il a qualifié de liens "obscurs" entre les services de sécurité algériens et ceux du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi.
"Il existe des contacts plus obscurs (...) entre les services de sécurité des deux pays", qui adoptaient, entre autres, "la torture pour imposer leur autorité à leurs peuples", indique The Independent dans un article de son expert des questions moyen-orientales, Robert Fisk.
Dans cet article, qui analyse le message que les autorités algériennes entendent envoyer à l'adresse des pays occidentaux en accordant l'asile à des membres de la famille du colonel Kadhafi, Robert Fisk souligne que les services algériens ont, à plusieurs reprises, offert leur expérience "antiterroriste" aux services secrets de Kadhafi.
"Les deux régimes, celui d'Alger et celui de Kadhafi, savent qu'ils ne peuvent pas survivre sans détenir des pouvoirs terribles", a-t-il relevé.
"En plus, l'Algérie ne veut pas devenir une deuxième Libye", ajoute l'auteur de l'article, affirmant que la décision des autorités algériennes d'accueillir des membres de la famille Kadhafi "n'a surpris personne".
"Depuis plusieurs années, les Algériens ont soutenu les politiques +folles+ de Kadhafi", a-t-il rappelé, faisant état de l'alliance qui s'est tissée au fil des ans entre "la dictature de Kadhafi et les régimes militaires qui se sont succédés en Algérie".
Mauritanie: Une association appelle à dévoiler le sort des Mauritaniens disparus dans les prisons du polisario
Nouakchott, 31/08/11- L'association mauritanienne "Mémoire et justice" a appelé les organisations internationales des droits de l'Homme à intervenir d'urgence afin de dévoiler le sort des Mauritaniens disparus dans les prisons du polisario.
Dans un communiqué publié mercredi, "Mémoire et justice" a demandé à être soutenue dans ses recherche pour "élucider le sort des prisonniers disparus, depuis des dizaines d'années, dans les geôles du Polisario, dans le sud de l'Algérie et traduire les criminels devant les tribunaux afin de rendre justice aux ayants droit".
L'association déplore aussi que "la journée internationale des victimes de disparition forcée intervient dans des conditions atroces, notamment les violations sans précédent des droits de l'Homme dont les meurtres, la torture et les disparitions forcées".
Terrorisme : Polisario et AQMI, les liaisons dangereuses
Trois semaines, jour pour jour, après un rapport mettant l’Algérie et le Polisario «devant leurs responsabilités», l’ESISC (Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité) revient à la charge. Le centre de Claude Moniquet vient de publier un nouveau rapport, dans une série d’études consacrées au terrorisme dans le monde, sur les éventuelles accointances entre le Front et la nébuleuse d’Al Qaïda, dans la région du Sahel. «Un état des lieux de ce qu’est devenu le Polisario, une présentation de l’évolution du terrorisme dans la région ainsi qu’une étude des indices illustrant les connexions entre le Front et l’AQMI, nous permettront d’évaluer dans quelle mesure la récente évolution du mouvement indépendantiste sahraoui avait participé au développement du terrorisme dans le Sahel», affirme le rapport publié le 21 mai, par le Centre fondé en 2002 et basé à Bruxelles.
Depuis 2005, estiment les auteurs du document, il faut noter «l’apparition de revendications indépendantistes émanant de jeunes Sahraouis non-membres du Polisario, agissant apparemment à titre individuel». Cela d’une part, d’autre part, «l’incapacité du mouvement indépendantiste sahraoui à séduire et à encadrer les jeunes générations augmente le risque de dérive de ces derniers vers la criminalité et le terrorisme islamiste». Une situation qui risque de s’accentuer après les derniers camouflets subis par le Front, notamment le niet catégorique opposé par le Conseil de sécurité à sa revendication d’intégrer le contrôle du respect des droits de l’Homme à la mission de la Minurso. Un échec qui a valu à la direction actuelle, notent les observateurs, de virulentes critiques notamment de la part de personnalités historiques de la trempe de Bachir Mustapha Sayed, le propre frère du fondateur du Front. «Une guerre sans merci oppose les deux leaders historiques du Polisario, par Khadija Hamdi, l’épouse algérienne de Mohamed Abdelaziz et ministre de la Culture de la Rasd interposés». Ce conflit entre les deux hommes et les performances diplomatiques contestées de la direction du Front ne cessent de faire des mécontents. Des sources qualifiées de «fiables» et proches du ministère des Affaires étrangères algérien, citées par le portail d’information, basé à Madrid, «Polisario Confidentiel» affirment que «plusieurs membres de la direction du front Polisario, dont deux ministres en exercice, seraient enclins à rejoindre le Maroc dans les semaines qui suivent, suite à un profond désaccord avec le Secrétaire général (Mohamed Abdelaziz), ainsi qu’avec l’épouse de ce dernier, Khadija Hamdi, en charge des activités culturelles du Front». Les mêmes sources assurent que «le mécontentement se serait cristallisé ces dernières semaines, avant de culminer suite à la résolution de l’ONU reconduisant le mandat de la Minurso pour un an». Une situation de crise que confirme le rapport de l’ESISC. «L’incapacité du Front Polisario à trouver une issue a considérablement affaibli le mouvement, intensifiant ainsi les dysfonctionnements déjà existants», notent les auteurs du document.
«Le Polisario a également souffert de l’enlisement du conflit qui a aggravé l’isolement et la rigidité de sa direction».
D’un point de vue politique, poursuit le rapport, «le Polisario a également souffert de l’enlisement du conflit qui a aggravé l’isolement et la rigidité de sa direction». Selon un rapport de l’Institut européen de recherche sur la coopération méditerranéenne et euro-arabe, «depuis la chute du mur de Berlin, les soutiens des pays amis et la motivation idéologique au sein des camps se sont affaiblis. La situation actuelle s’est fortement dégradée. Le mouvement est désormais gouverné par quelques personnes qui visent prioritairement leurs intérêts personnels dans la conclusion du conflit».
Ce qui fait dire aux auteurs de ce rapport que la légitimité de la direction du Front est très entamée. En conséquence : «Cette incapacité du mouvement indépendantiste sahraoui à séduire et à encadrer les jeunes générations augmente le risque de dérive de ces derniers vers la criminalité et le terrorisme islamiste». D’où ce nouveau signal d’alarme du Centre qui se fait écho, par ailleurs, d’une récente mise en garde signée, en mars dernier, par une cinquantaine de sénateur américains. Bref, en 21 pages que compte ce dernier rapport, l’ESISC estime que cette étude, a permis «de démontrer que les liens entre le délitement du Front Polisario et le développement du terrorisme au Sahel sont de plus en plus étroits et que l’effondrement du
Similitudes
L’IRA et le Polisario, une comparaison «intéressante»
Il est intéressant, estime l’ESISC, de comparer l’évolution du Front Polisario à celle d’un autre mouvement indépendantiste, européen, celui-ci : le mouvement républicain irlandais. L’organisation fut longtemps considérée comme étant le groupe terroriste nationaliste le plus virulent et dangereux d’Europe et celui bénéficiant du plus large soutien populaire. Mais quand il devint clair que la Grande-Bretagne ne cèderait jamais à la violence, un processus de négociation s’ouvrit alors entre les parties en conflit et celles-ci.
En quelques années, un accord de paix entraîna la fin des hostilités et le désarmement de l’IRA, qui renonçait à son objectif ; la sécession de l’Irlande du Nord d’avec le Royaume-Uni et son rattachement à la République d’Irlande.
Longtemps considérée comme un rassemblement de tueurs fanatiques et sans scrupules, l’IRA fut donc capable de faire preuve d’une maturité politique suffisante et d’assez de clairvoyance pour tourner le dos à la violence et devenir partie prenante du jeu politique irlandais à l’intérieur d’un territoire qui continuerait à être administré par la Couronne britannique.
taharabouelfarah
Depuis 2005, estiment les auteurs du document, il faut noter «l’apparition de revendications indépendantistes émanant de jeunes Sahraouis non-membres du Polisario, agissant apparemment à titre individuel». Cela d’une part, d’autre part, «l’incapacité du mouvement indépendantiste sahraoui à séduire et à encadrer les jeunes générations augmente le risque de dérive de ces derniers vers la criminalité et le terrorisme islamiste». Une situation qui risque de s’accentuer après les derniers camouflets subis par le Front, notamment le niet catégorique opposé par le Conseil de sécurité à sa revendication d’intégrer le contrôle du respect des droits de l’Homme à la mission de la Minurso. Un échec qui a valu à la direction actuelle, notent les observateurs, de virulentes critiques notamment de la part de personnalités historiques de la trempe de Bachir Mustapha Sayed, le propre frère du fondateur du Front. «Une guerre sans merci oppose les deux leaders historiques du Polisario, par Khadija Hamdi, l’épouse algérienne de Mohamed Abdelaziz et ministre de la Culture de la Rasd interposés». Ce conflit entre les deux hommes et les performances diplomatiques contestées de la direction du Front ne cessent de faire des mécontents. Des sources qualifiées de «fiables» et proches du ministère des Affaires étrangères algérien, citées par le portail d’information, basé à Madrid, «Polisario Confidentiel» affirment que «plusieurs membres de la direction du front Polisario, dont deux ministres en exercice, seraient enclins à rejoindre le Maroc dans les semaines qui suivent, suite à un profond désaccord avec le Secrétaire général (Mohamed Abdelaziz), ainsi qu’avec l’épouse de ce dernier, Khadija Hamdi, en charge des activités culturelles du Front». Les mêmes sources assurent que «le mécontentement se serait cristallisé ces dernières semaines, avant de culminer suite à la résolution de l’ONU reconduisant le mandat de la Minurso pour un an». Une situation de crise que confirme le rapport de l’ESISC. «L’incapacité du Front Polisario à trouver une issue a considérablement affaibli le mouvement, intensifiant ainsi les dysfonctionnements déjà existants», notent les auteurs du document.
«Le Polisario a également souffert de l’enlisement du conflit qui a aggravé l’isolement et la rigidité de sa direction».
D’un point de vue politique, poursuit le rapport, «le Polisario a également souffert de l’enlisement du conflit qui a aggravé l’isolement et la rigidité de sa direction». Selon un rapport de l’Institut européen de recherche sur la coopération méditerranéenne et euro-arabe, «depuis la chute du mur de Berlin, les soutiens des pays amis et la motivation idéologique au sein des camps se sont affaiblis. La situation actuelle s’est fortement dégradée. Le mouvement est désormais gouverné par quelques personnes qui visent prioritairement leurs intérêts personnels dans la conclusion du conflit».
Ce qui fait dire aux auteurs de ce rapport que la légitimité de la direction du Front est très entamée. En conséquence : «Cette incapacité du mouvement indépendantiste sahraoui à séduire et à encadrer les jeunes générations augmente le risque de dérive de ces derniers vers la criminalité et le terrorisme islamiste». D’où ce nouveau signal d’alarme du Centre qui se fait écho, par ailleurs, d’une récente mise en garde signée, en mars dernier, par une cinquantaine de sénateur américains. Bref, en 21 pages que compte ce dernier rapport, l’ESISC estime que cette étude, a permis «de démontrer que les liens entre le délitement du Front Polisario et le développement du terrorisme au Sahel sont de plus en plus étroits et que l’effondrement du
Similitudes
L’IRA et le Polisario, une comparaison «intéressante»
Il est intéressant, estime l’ESISC, de comparer l’évolution du Front Polisario à celle d’un autre mouvement indépendantiste, européen, celui-ci : le mouvement républicain irlandais. L’organisation fut longtemps considérée comme étant le groupe terroriste nationaliste le plus virulent et dangereux d’Europe et celui bénéficiant du plus large soutien populaire. Mais quand il devint clair que la Grande-Bretagne ne cèderait jamais à la violence, un processus de négociation s’ouvrit alors entre les parties en conflit et celles-ci.
En quelques années, un accord de paix entraîna la fin des hostilités et le désarmement de l’IRA, qui renonçait à son objectif ; la sécession de l’Irlande du Nord d’avec le Royaume-Uni et son rattachement à la République d’Irlande.
Longtemps considérée comme un rassemblement de tueurs fanatiques et sans scrupules, l’IRA fut donc capable de faire preuve d’une maturité politique suffisante et d’assez de clairvoyance pour tourner le dos à la violence et devenir partie prenante du jeu politique irlandais à l’intérieur d’un territoire qui continuerait à être administré par la Couronne britannique.
taharabouelfarah
Les liaisons suspectes du Polisario ne font plus de doute : Un terroriste malien se fait livrer son acte de naissance depuis Tindouf
Ce n'est point de la propagande, le Polisario a des liens très solides avec les terroristes opérant dans la zone dangereuse entre l'Algérie, le Mali, Niger, la Mauritanie et le Maroc. Lors de la dernière prise d'otages de deux citoyens espagnols sur le sol mauritanien, la machine médiatico-sécuritaire algérienne voulait surtout nier les liens avérés entre le principal protagoniste Omar "Sahraoui" et le Polisario. On véhiculait surtout l'image du chauffeur malien, trafiquant de cigarettes et connaisseur du désert. Pas plus. Et même les médias espagnols, censés être intéressés par toutes les facettes de cette affaire, ne voulaient rien savoir sur les liens de cet homme avec le Polisario. Rares sont les journalistes qui faisaient allusion à ces relations complices, sans pour autant approfondir l'analyse. Des confrères ibériques ont souvent peur de remettre en cause leurs "évidences", même si la question concerne deux de leurs compatriotes, mis en danger. Mais que dire si la personne responsable de prise d'otages recevait ses documents administratifs des cercles du Polisario, tel cet extrait de naissance dûment délivré dans le camp de Farsia par ladite "république sahraouie" comme le montre cet exemplaire? Le document en question porte le cachet dudit ministère de la Justice et des Affaires religieuses de la fantomatique RASD. Voilà un Malien arabe avéré qui dispose également de documents normalement délivrés aux seuls Sahraouis! Sur cette copie traduite au castillan de l'original en langue arabe, on apprend les noms du père (Sidi Ahmed Hamma) et de la mère (Deina Embarec), ainsi que la date de naissance du concerné (08-03-1957). Si ce n'est pas un mercenaire, l'on ne sait comment le qualifier. A Zouirat, sa base arrière de toutes ses opérations, ses principaux acolytes sont des membres reconnus du Polisario, ses visites aux camps de Tindouf se font en plein jour et ses rencontres avec les hauts dirigeants sont un secret de polichinelle.
La cinquantaine, Omar Ould Sidi Ahmed alias Sahraoui, a été récemment libéré par la Mauritanie après avoir été condamné à douze ans de prison ferme, pour son implication directe dans cet enlèvement survenu sur la route Nouadibou/Nouakchott. Le deal entre la Mauritanie, l'Espagne et des intermédiaires d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) comprenait aussi une grande somme d'argent versée aux salafistes opérant dans les territoires algérien, malien et mauritanien. La libération des otages était conditionnée par la libération du "Sahraoui", ce qui explique son poids dans cette organisation terroriste, son importance dans ses opérations et … bien évidemment les liens d'accointance avec le Polisario.
En clair, Omar Sahraoui a toujours été dans l'organigramme du Polisario, et offrait, en mercenaire, ses services aux trafiquants de cigarettes, de drogue et de la …religion, en tombant comme beaucoup d'autres cadres du Polisario dans les bras du terrorisme. Il a, par conséquent, mis à profit sa grande connaissance du désert où il se déplace avec aisance, pour faire de cette région une zone d'insécurité totale.
Mardi 14 Septembre 2010
onu /espagne /terrorisme / Ahmed El BOUKHARI
Ahmed El BOUKHARI : Membre du « Secrétariat national » du Front Polisario et Représentant du Front Polisario auprès de l'Organisation des Nations Unies à New York
En date du 29 septembre 2007, le juge d'instruction de l'Audience nationale, au sommet de la hiérarchie judiciaire espagnole, Baltasar Garzon, a reçu une requête de la part de l'Association des victimes du terrorisme des Canaries (ACAVITE), adressée à l'encontre de M. Ahmed El Boukhari, alors délégué à Madrid, au lendemain d'une attaque des séparatistes du Polisario contre le «Junquito», un navire de pêche Canarien.
Lors de cette opération, le patrouilleur « Tagonago » de la marine espagnole, qui est intervenu le 21 septembre 1985 pour secourir l'équipage du « Junquito », est pris pour cible des mitraillettes et des mortiers des terroristes du Polisario. Les dizaines de victimes espagnoles du Polisario ont été reconnues comme étant des victimes du terrorisme. Elles ont même obtenu le droit de bénéficier des indemnités que reçoivent les victimes de l'organisation terroriste Basque Euskadi Ta Askatasuna (ETA).
Ahmed El Boukhari avait été arrêté, conduit manu militari à l'aéroport Barajas et expulsé vers l'Algérie.
Enrôlement des enfants dans l’armée du Front Polisario
Écrit par Nasser Fatmi
Dimanche, 09 Décembre 2007 18:00
Depuis quelques années, la situation militaire est insoutenable. En plus de l’ennui qui sape le moral des troupes, un fort sentiment d’indignation couve au sein de cette armée. De plus en plus de voix s’élèvent dans les casernes pour attirer l’attention sur la détérioration des conditions de vie des soldats sous payés.
Les sahraouis savent aujourd’hui très bien que les membres de l’armée du Polisario ont délaissé leurs bases et se trouvent à présent en Mauritanie et en Espagne. Une partie d’entre eux a regagné le Maroc.
Les unités militaires du Polisario sont aujourd’hui presque vides. Ceux qui sont restés, pour subvenir à leurs besoins, s’adonnent à tout genre de trafic, y compris d’armes, d’où l’ouverture à répétition d’enquêtes, par les services algériens, sur la disparition d’armes fournies par l’Algérie au Polisario.
Pour faire face à ce manque d’effectifs, les responsables militaires du Front obligent les enfants et les jeunes dans les camps de s’inscrire au service militaire, ce qui entraîne souvent la colère des familles qui refusent l’enrôlement de leurs enfants.
Cette colère est d’autant plus motivée par le fait que les fils des dirigeants et leurs proches, ainsi que ceux des notables sahraouis, sont exemptés du service militaire. Mieux encore, ces enfants sont envoyés à l’étranger pour faire des études.
Les familles voient dans cette mesure imposée par le Front Polisario, une violation des droits de l’enfant et une manœuvre flagrante pour se servir des enfants conscrits aux fins de réprimer toute manifestation.
Selon les observateurs, cette opération de service militaire obligatoire a deux objectifs. Le premier vise à montrer à la communauté internationale que le Polisario n’exclue pas le retour aux armes, comme réitéré par plusieurs dirigeants du Front Polisario ces derniers temps. Le deuxième vise à détenir tous les jeunes sahraouis nés dans les camps de Tindouf et qui commencent à oser faire de l’opposition, en revendiquant le droit à la libre circulation. En fait, tous les jeunes sont conduits immédiatement à l’école militaire « Chahid El Wali » qui sert de camp de détention.
Enfin, cette opération sert également à faire du chantage aux parents qui bénéficient des échanges de visites, organisés par le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU, afin de s’assurer de leur retour.
Dimanche, 09 Décembre 2007 18:00
Depuis quelques années, la situation militaire est insoutenable. En plus de l’ennui qui sape le moral des troupes, un fort sentiment d’indignation couve au sein de cette armée. De plus en plus de voix s’élèvent dans les casernes pour attirer l’attention sur la détérioration des conditions de vie des soldats sous payés.
Les sahraouis savent aujourd’hui très bien que les membres de l’armée du Polisario ont délaissé leurs bases et se trouvent à présent en Mauritanie et en Espagne. Une partie d’entre eux a regagné le Maroc.
Les unités militaires du Polisario sont aujourd’hui presque vides. Ceux qui sont restés, pour subvenir à leurs besoins, s’adonnent à tout genre de trafic, y compris d’armes, d’où l’ouverture à répétition d’enquêtes, par les services algériens, sur la disparition d’armes fournies par l’Algérie au Polisario.
Pour faire face à ce manque d’effectifs, les responsables militaires du Front obligent les enfants et les jeunes dans les camps de s’inscrire au service militaire, ce qui entraîne souvent la colère des familles qui refusent l’enrôlement de leurs enfants.
Cette colère est d’autant plus motivée par le fait que les fils des dirigeants et leurs proches, ainsi que ceux des notables sahraouis, sont exemptés du service militaire. Mieux encore, ces enfants sont envoyés à l’étranger pour faire des études.
Les familles voient dans cette mesure imposée par le Front Polisario, une violation des droits de l’enfant et une manœuvre flagrante pour se servir des enfants conscrits aux fins de réprimer toute manifestation.
Selon les observateurs, cette opération de service militaire obligatoire a deux objectifs. Le premier vise à montrer à la communauté internationale que le Polisario n’exclue pas le retour aux armes, comme réitéré par plusieurs dirigeants du Front Polisario ces derniers temps. Le deuxième vise à détenir tous les jeunes sahraouis nés dans les camps de Tindouf et qui commencent à oser faire de l’opposition, en revendiquant le droit à la libre circulation. En fait, tous les jeunes sont conduits immédiatement à l’école militaire « Chahid El Wali » qui sert de camp de détention.
Enfin, cette opération sert également à faire du chantage aux parents qui bénéficient des échanges de visites, organisés par le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU, afin de s’assurer de leur retour.
Aqmi recrute dans les rangs du Polisario pour mener actes terroristes au Sahel
Jeudi, 21 Octobre 2010 11:20
Le terrorisme et le séparatisme font bon ménage. Pour mener ses opérations terroristes dans la vaste étendue du Sahel, le réseau Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) est tombé sur une mine d’or tout près de son champ d’action. C’est le camp de réfugiés sahraouis de Tindouf qui pilule de jeunes badauds sans emploi mais bien entraînés à la guérilla du désert et tous prêts à la tentation de l’argent facile. De l’avis du premier vice-président du Comité national pour la politique américaine, Peter Pham, Aqmi fait "de plus en plus recours aux mercenaires du Polisario pour mener ses opérations criminelles dans la région du Sahel". Durant les deux dernières années, précise Peter Pham, dont les propos sont rapportés par la radio Voice of America, le réseau Aqmi a recruté « des mercenaires du front Polisario, qui sont des combattants aguerris, capables d'assurer le succès des opérations menées par ce groupe terroriste ». Les recrutements, précise l’expert américain, se font sur la base de considérations pragmatiques et non idéologiques, car il s'agit, explique-t-il, d'exécuter des opérations de prise d'otages ou encore de protéger le passage des trafiquants de drogues transitant par la région du Sahel. Rappelant la poursuite des enlèvements et des prises d’otages par les combattants d’Aqmi dans la région sahélo-subsaharienne, Voice of America cite l’enlèvement le16 septembre dernier, de sept étrangers kidnappés par les éléments armés de la nébuleuse terroriste, à leur domicile dans le site d’une mine d’uranium au Niger. Il s’agit de cinq ressortissants français, d’un malgache et d’un togolais qui travaillaient pour le compte de la compagnie française Arvea. La station radio rappelle aussi la récente information annoncée par le ministre marocain de l'Intérieur, Taib Cherkaoui, au sujet du démantèlement d'un réseau international de trafic de drogue lié à Aqmi. Le réseau est dirigé par des barons de nationalité colombienne et espagnole qui convoyaient leur drogue (cocaïne) à travers la Mauritanie et l’Algérie avec l’aide de la nébuleuse terroriste, pour l’acheminer jusqu’au Maroc d’où la marchandise est expédiée vers sa destination finale en Europe. L’expert américain Peter Pham n’est ni le premier ni le dernier à témoigner de la connexion entre le mouvement séparatiste et la nébuleuse terroriste. Le 6 octobre dernier, une autre ONG américaine tirait la sonnette d’alarme devant la 4ème Commission de l'Assemblée générale de l'ONU, en affirmant qu’il n'est pas erroné de dire qu’Aqmi recrute dans les camps (de Tindouf) et qu'elle pourrait même y établir une présence. Leah Farish, membre de l’organisation "Teach the Children International", basée en Oklahoma, avait pointu du doigt l’Algérie, et réclamé un recensement urgent des populations sahraouies des camps de Tindouf, pour barrer le chemin aux tentatives d’en gonfler artificiellement les effectifs et éviter tout risque de dérapage. Qu’il s’agisse du réseau terroriste ou du mouvement séparatiste, tous les deux ont pour dénominateurs communs, le trafic d’armes et le blanchiment de l’argent provenant de la drogue et des prises d’otages au détriment de la sécurité de tous les pays de la région.
le nouveau visage terroriste du polisario
Le nouveau visage terroriste du Polisario
Selon un rapport européen, 400 à 500 de vétérans de l’Afghanistan se sont venus s’installés au Sahel, où ils entraînent les miltants du Polisario.
Les connexions entre le Polisario et Al Qaïda ne font plus aucun doute. Le rapport de l’European Strategic Intelligence & Security Center (ESISC), dirigé par Claude Moniquet, déposé le 7 octobre 2008 à l’ONU à New York, les confirme. Le mouvement des séparatistes connaît une dérive islamiste radicale de plus en plus inquiétante. Pour cette institution d’observation et d’analyse de terrorisme internationale, le développement de l’idéologie salafiste dans la région, symbolisé par Al-Qaïda au Maghreb islamique et l’usure de plus trente années d’une lutte vaine ont facilité le rapprochement de la plus jeune frange du Polisario vers des mouvances radicales. Un constat déjà révélé par des experts internationaux. Aymeric Chauprade en fait partie. Ce professeur de géopolitique à la Sorbonne et directeur des études à l’Ecole de Guerre de Paris a exposé, en mars 2004 à Genève devant la 60ème session de la Commission des Droits de l’homme, une vision préoccupante sur l’évolution du Front de Mohamed Abdelaziz.
Selon lui, le Polisario, qui avait adopté le marxisme-léninisme comme idéologie transnationale, change de référentiel idéologique et opte pour l’islamisme radical. Un raisonnement auquel adhère Hametti Rabani, un des anciens dirigeants du mouvement. D’après le rapport de l’ESISC, il a déclaré, en 2005, que les jeunes du Polisario se retrouvent sans idoles et sans repères. Pour ne pas désespérer, ils se tournent vers la religion, vers Dieu. Selon Mustapha Bouih Barazani, expert dans les questions du Maghreb, le rapprochement entre les mouvements radicaux et les jeunes du Polisario ne date pas d’hier. Cela remontrait aux années 80.
Entraînement
Cité par le rapport de l’ESISC, cet ex-membre du Bureau Politique du Polisario rapporte que, dans la fin des années 80, des jeunes des camps de Tindouf sont partis poursuivre leurs études dans les universités d’Alger ou d’autres villes du nord de l’Algérie. Là-bas, ils ont fréquenté des membres du Front Islamique du Salut (FIS) qui tenaient le haut du pavé dans les Facultés à cette époque et sont revenus aux camps animés par l’idéologie islamiste. Il semblerait que ce rapprochement n’est pas resté juste théorique. En 1994, les services de sécurité algériens ont saisi chez des militants du Groupe Islamique Armé des armes fournies par l’armée algérienne au Polisario.
Le GIA n’est pas le seul groupe terroriste ayant trouvé du soutien auprès des séparatistes, le GSPC algérien aussi. Le 4 juin 2005, des véhicules du Polisario ont participé à l’attaque contre la caserne militaire mauritanienne de Lamghiti par des membres du GSPC qui a fait quinze morts. Les prémices d’une prochaine collaboration avec la nébuleuse Al Qaïda. De sources officielles, les quelque 10.000 combattants du Polisario, démobilisés depuis le cessez-le-feu instauré en 1991, jouent un rôle dans les camps d’entraînement d’Al Qaïda au Sahel. Quelques-uns d’entre eux ont été recrutés comme instructeurs moyennant des sommes d’argent conséquentes. Ils forment les futurs terroristes au maniement des armes, à la guérilla urbaine et à la fabrication d’explosifs comme ils ont appris, dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix dans les camps d’entraînement à Cuba et en Angola.
Aymeric Chauprade n’exclut pas que dans les années à venir, si le problème du Sahara n’est pas réglé, le Polisario se transforme complètement en mouvement islamiste radical rattaché à Al Qaïda.
La volonté de déstabiliser le Maroc est commune à Al Qaïda et au Polisario. Les deux groupes ont également fait de la Mauritanie une de leurs principales cibles dans la région et une base logistique d’autant plus importante que le pays est l’une des portes de l’Afrique subsaharienne. L’arrestation en décembre 2003 de Baba Ould Mohamed Bakhili est venue étayer ce postulat. Ce membre actif du Polisario a été appréhendé en train de voler de grandes quantités d’explosifs dans les dépôts de la Société nationale mauritanienne de l’industrie minière.
Affaiblissement
Pour les experts, ce n’est pas ce genre de matériel qui est utilisé par la guérilla ou par les forces militaires classiques. Cela sert plutôt à fabriquer des bombes pour un autre usage: des attentats terroristes. Le Polisario avait-il, donc, l’intention de passer à l’acte ou cherchait-il à vendre ces produits volés à des groupes radicaux islamistes présents dans les régions frontalières poreuses du Grand Sahara?
Une chose est sûre. Le Polisario est devenu, selon le rapport de l’ESISC, un des principaux bassins de recrutement de l’AQMI. En juillet 2008, le quotidien algérien El Khabar a rapporté que certains membres du Polisario se trouveraient dans les camps d’entraînement de l’AQMI proches de la frontière avec le Mali. La démobilisation et l’imprégnation par l’idéologie salafiste d’une partie des troupes du Polisario constituent une aubaine pour une organisation comme l’AQMI qui a un important besoin de recruter de nouveaux combattants en raison de nombreuses arrestations qui l’affaiblissent et du phénomène d’attrition dû à la mort en opération.
Les observateurs n’écartent pas l’éventualité de voir, demain, le Polisario se proclamer comme un groupe terroriste de matrice islamiste. Et là, il s’inventera une cause beaucoup plus transnationale. Ce n’est pas juste la région du Maghreb qui sera menacée... Le monde est ainsi prévenu.
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Selon un rapport européen, 400 à 500 de vétérans de l’Afghanistan se sont venus s’installés au Sahel, où ils entraînent les miltants du Polisario.
Les connexions entre le Polisario et Al Qaïda ne font plus aucun doute. Le rapport de l’European Strategic Intelligence & Security Center (ESISC), dirigé par Claude Moniquet, déposé le 7 octobre 2008 à l’ONU à New York, les confirme. Le mouvement des séparatistes connaît une dérive islamiste radicale de plus en plus inquiétante. Pour cette institution d’observation et d’analyse de terrorisme internationale, le développement de l’idéologie salafiste dans la région, symbolisé par Al-Qaïda au Maghreb islamique et l’usure de plus trente années d’une lutte vaine ont facilité le rapprochement de la plus jeune frange du Polisario vers des mouvances radicales. Un constat déjà révélé par des experts internationaux. Aymeric Chauprade en fait partie. Ce professeur de géopolitique à la Sorbonne et directeur des études à l’Ecole de Guerre de Paris a exposé, en mars 2004 à Genève devant la 60ème session de la Commission des Droits de l’homme, une vision préoccupante sur l’évolution du Front de Mohamed Abdelaziz.
Selon lui, le Polisario, qui avait adopté le marxisme-léninisme comme idéologie transnationale, change de référentiel idéologique et opte pour l’islamisme radical. Un raisonnement auquel adhère Hametti Rabani, un des anciens dirigeants du mouvement. D’après le rapport de l’ESISC, il a déclaré, en 2005, que les jeunes du Polisario se retrouvent sans idoles et sans repères. Pour ne pas désespérer, ils se tournent vers la religion, vers Dieu. Selon Mustapha Bouih Barazani, expert dans les questions du Maghreb, le rapprochement entre les mouvements radicaux et les jeunes du Polisario ne date pas d’hier. Cela remontrait aux années 80.
Entraînement
Cité par le rapport de l’ESISC, cet ex-membre du Bureau Politique du Polisario rapporte que, dans la fin des années 80, des jeunes des camps de Tindouf sont partis poursuivre leurs études dans les universités d’Alger ou d’autres villes du nord de l’Algérie. Là-bas, ils ont fréquenté des membres du Front Islamique du Salut (FIS) qui tenaient le haut du pavé dans les Facultés à cette époque et sont revenus aux camps animés par l’idéologie islamiste. Il semblerait que ce rapprochement n’est pas resté juste théorique. En 1994, les services de sécurité algériens ont saisi chez des militants du Groupe Islamique Armé des armes fournies par l’armée algérienne au Polisario.
Le GIA n’est pas le seul groupe terroriste ayant trouvé du soutien auprès des séparatistes, le GSPC algérien aussi. Le 4 juin 2005, des véhicules du Polisario ont participé à l’attaque contre la caserne militaire mauritanienne de Lamghiti par des membres du GSPC qui a fait quinze morts. Les prémices d’une prochaine collaboration avec la nébuleuse Al Qaïda. De sources officielles, les quelque 10.000 combattants du Polisario, démobilisés depuis le cessez-le-feu instauré en 1991, jouent un rôle dans les camps d’entraînement d’Al Qaïda au Sahel. Quelques-uns d’entre eux ont été recrutés comme instructeurs moyennant des sommes d’argent conséquentes. Ils forment les futurs terroristes au maniement des armes, à la guérilla urbaine et à la fabrication d’explosifs comme ils ont appris, dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix dans les camps d’entraînement à Cuba et en Angola.
Aymeric Chauprade n’exclut pas que dans les années à venir, si le problème du Sahara n’est pas réglé, le Polisario se transforme complètement en mouvement islamiste radical rattaché à Al Qaïda.
La volonté de déstabiliser le Maroc est commune à Al Qaïda et au Polisario. Les deux groupes ont également fait de la Mauritanie une de leurs principales cibles dans la région et une base logistique d’autant plus importante que le pays est l’une des portes de l’Afrique subsaharienne. L’arrestation en décembre 2003 de Baba Ould Mohamed Bakhili est venue étayer ce postulat. Ce membre actif du Polisario a été appréhendé en train de voler de grandes quantités d’explosifs dans les dépôts de la Société nationale mauritanienne de l’industrie minière.
Affaiblissement
Pour les experts, ce n’est pas ce genre de matériel qui est utilisé par la guérilla ou par les forces militaires classiques. Cela sert plutôt à fabriquer des bombes pour un autre usage: des attentats terroristes. Le Polisario avait-il, donc, l’intention de passer à l’acte ou cherchait-il à vendre ces produits volés à des groupes radicaux islamistes présents dans les régions frontalières poreuses du Grand Sahara?
Une chose est sûre. Le Polisario est devenu, selon le rapport de l’ESISC, un des principaux bassins de recrutement de l’AQMI. En juillet 2008, le quotidien algérien El Khabar a rapporté que certains membres du Polisario se trouveraient dans les camps d’entraînement de l’AQMI proches de la frontière avec le Mali. La démobilisation et l’imprégnation par l’idéologie salafiste d’une partie des troupes du Polisario constituent une aubaine pour une organisation comme l’AQMI qui a un important besoin de recruter de nouveaux combattants en raison de nombreuses arrestations qui l’affaiblissent et du phénomène d’attrition dû à la mort en opération.
Les observateurs n’écartent pas l’éventualité de voir, demain, le Polisario se proclamer comme un groupe terroriste de matrice islamiste. Et là, il s’inventera une cause beaucoup plus transnationale. Ce n’est pas juste la région du Maghreb qui sera menacée... Le monde est ainsi prévenu.
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mardi 30 août 2011
un membre du Front Polisario arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour sa participation aux enlèvements
jeudi 4 février 2010
un membre du Front Polisario arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour sa participation aux enlèvements
un membre du Front Polisario arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour sa participation aux enlèvements
sans le savoir, des médias espagnols ont aujourd‘hui mis à jour les liens présumés entre AQMI et le Front Polisario
En effet, de source sûre, le dénommé « Regragui », arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour son implication présumée dans l’enlèvement de trois coopérants espagnols serait en réalité un membre du Front Polisario, qui a effectué plusieurs allers retours clandestins entre les camps de Tindouf et les centres de formation d’AQMI à la lisière du Sahel et du nord-est mauritanien. Arrêté près de la vile de Nouadhibou, alors qu’il s’apprêtait probablement à retourner au sud-ouest de l’Algérie. Connu pour ses idées extrémistes, « Regragui » est un pur produit de l’endoctrinement pratiqué par les groupes liés à l’ex GSPC algérien (devenus pour partie AQMI) , et aurait même commencé à inquiéter la branche « progressiste » du Front Polisario (NDLR, qui souhaite ouvrir un dialogue avec le Maroc sur la proposition d’autonomie), qui aurait signifié à la direction du mouvement de guérilla son refus de voir « Regragui » continuer à distribuer des CD et DVD de prêches enflammés dans les camps de Tindouf.
Publié par rasd à l'adresse 07:13
Libellés : laayoune, maroc, polisario, rasd, sahara occidental, tindouf
un membre du Front Polisario arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour sa participation aux enlèvements
un membre du Front Polisario arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour sa participation aux enlèvements
sans le savoir, des médias espagnols ont aujourd‘hui mis à jour les liens présumés entre AQMI et le Front Polisario
En effet, de source sûre, le dénommé « Regragui », arrêté par les services de sécurité mauritaniens pour son implication présumée dans l’enlèvement de trois coopérants espagnols serait en réalité un membre du Front Polisario, qui a effectué plusieurs allers retours clandestins entre les camps de Tindouf et les centres de formation d’AQMI à la lisière du Sahel et du nord-est mauritanien. Arrêté près de la vile de Nouadhibou, alors qu’il s’apprêtait probablement à retourner au sud-ouest de l’Algérie. Connu pour ses idées extrémistes, « Regragui » est un pur produit de l’endoctrinement pratiqué par les groupes liés à l’ex GSPC algérien (devenus pour partie AQMI) , et aurait même commencé à inquiéter la branche « progressiste » du Front Polisario (NDLR, qui souhaite ouvrir un dialogue avec le Maroc sur la proposition d’autonomie), qui aurait signifié à la direction du mouvement de guérilla son refus de voir « Regragui » continuer à distribuer des CD et DVD de prêches enflammés dans les camps de Tindouf.
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Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, "un cas unique dans l'univers humanitaire
lundi 1 février 2010
Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, "un cas unique dans l'univers humanitaire"
Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, "un cas unique dans l'univers humanitaire"
Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf en territoire algérien en fait "un cas unique dans l'univers humanitaire" et, en tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taïb Fassi Fihri.
Le caractère militaire et fermé de ces camps en fait un cas unique dans l'univers humanitaire", a indiqué M. Fassi Fihri dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU.
"Cette situation interpelle la conscience humaine et ne saurait être, trois décennies plus tard, encore tolérée par la communauté internationale qui bannit clairement la présence d'éléments armés dans les camps de réfugiés et prô ne le droit à la liberté de circulation, totalement refusé aux populations de Tindouf", a-t-il insisté.
Mettant l'accent sur la dimension humanitaire du différend autour du Sahara, M. Fassi Fihri a affirmé que ce volet "exige plutô t de s'attarder sur la situation collective, dramatique et singulière des populations retenues dans les camps de Tindouf, en Algérie".
Dans cette lettre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération souligne qu'"il est, également, légitime de s'interroger sur le référentiel juridique applicable dans ces camps : quelles lois s'appliquent dans cette partie du territoire algérien vis-à-vis de ces populations civiles? Celles, naturelles, de l'Etat algérien sur son territoire national? Ou celles, inédites, +concédées+ à un groupe armé, le polisario?".
"En tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, dont la moindre est de permettre au HCR de s'acquitter de son mandat de protection de ces populations vulnérables, à commencer par le droit à l'interview individuelle et à l'enregistrement, devant mener au retour librement consenti", relève la lettre qui fait remarquer que "les +considérations politiques+, avancées par l'Algérie pour se soustraire à ses obligations dans ce domaine sont juridiquement illégales, éthiquement immorales et humainement insupportables".
Publié par rasd à l'adresse 04:36
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Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, "un cas unique dans l'univers humanitaire"
Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf, "un cas unique dans l'univers humanitaire"
Le caractère militaire et fermé des camps de Tindouf en territoire algérien en fait "un cas unique dans l'univers humanitaire" et, en tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taïb Fassi Fihri.
Le caractère militaire et fermé de ces camps en fait un cas unique dans l'univers humanitaire", a indiqué M. Fassi Fihri dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU.
"Cette situation interpelle la conscience humaine et ne saurait être, trois décennies plus tard, encore tolérée par la communauté internationale qui bannit clairement la présence d'éléments armés dans les camps de réfugiés et prô ne le droit à la liberté de circulation, totalement refusé aux populations de Tindouf", a-t-il insisté.
Mettant l'accent sur la dimension humanitaire du différend autour du Sahara, M. Fassi Fihri a affirmé que ce volet "exige plutô t de s'attarder sur la situation collective, dramatique et singulière des populations retenues dans les camps de Tindouf, en Algérie".
Dans cette lettre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération souligne qu'"il est, également, légitime de s'interroger sur le référentiel juridique applicable dans ces camps : quelles lois s'appliquent dans cette partie du territoire algérien vis-à-vis de ces populations civiles? Celles, naturelles, de l'Etat algérien sur son territoire national? Ou celles, inédites, +concédées+ à un groupe armé, le polisario?".
"En tant que pays d'accueil, l'Algérie assume une responsabilité politique et des obligations juridiques et humanitaires, dont la moindre est de permettre au HCR de s'acquitter de son mandat de protection de ces populations vulnérables, à commencer par le droit à l'interview individuelle et à l'enregistrement, devant mener au retour librement consenti", relève la lettre qui fait remarquer que "les +considérations politiques+, avancées par l'Algérie pour se soustraire à ses obligations dans ce domaine sont juridiquement illégales, éthiquement immorales et humainement insupportables".
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lettre a ban ki-moon
rasd-polisario
lundi 15 février 2010
LETTRE A Mr. BAN KI -MOON
LETTRE A Mr. BAN KI -MOON
De
la Ligue Des
défenseurs des droits de l’Homme au Sahara.
A M. Ban Ki-Moon
Secrétaire général des Nations Unies
Les Nations Unies
New York, Etats-Unis
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies.
On s'adresse de nouveau à votre haute autorité pour attirer votre attention sur les violences commises à l’égard des sahraouis ayant observé un sit-in devant la résidence de Mohamed Abdelaziz à Rabbouni, sur le territoire algérien.
En tant que ligue intéressée par la défense de droits de l’Homme, on a été contactée par les familles de ces manifestants, qui nous ont fait part de leur indignation du comportement du front Polisario, et qui a mis en péril des vies humaines.
Pour rappel des faits Monsieur le secrétaire général, plusieurs Sahraouis, membres de la tribu de Rguibat-Laayaicha ont entamé un sit-in ouvert devant la résidence de Mohamed Abdelaziz à Rabbouni, secrétariat général du Polisario, près de Tindouf, et qui ont fait l'objet des pires formes de tortures et d'insultes en guise de vengeance.
Ces personnes ont été intimidées parce qu’ils avaient tout simplement réclamé de façon pacifique leur refus des plans du Front Polisario.
Au sein de la ligue des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara, nous refusons en bloc de tels actes. Et nous tenons à vous faire part de notre indignation face à ce comportement qui se répète malheureusement au quotidien, alors que les bourreaux du Polisario essayent de se présenter à l’opinion publique mondiale comme un mouvement qui s’arme des principes et valeurs de l’honnêteté, de l’équité, et des droits de l’Homme, alors que la réalité est toute autre.
Nous tenons à exprimer notre plus grande préoccupation à l'égard de ces faits qui s’inscrivent dans un contexte de violations systématiques, et nous incombons la responsabilité à l’Algérie pays d’accueil de cette population, et qui est obligé par les dispositions du droit international à en assurer la protection.
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies, ces évènements s’ajoutent en effet à une très longue liste d’actes de harcèlement et de violence à l’encontre des opposants du Polisario, qui ont osé dénoncer la mainmise algérienne, et refusent l’absence de la liberté d’expression dans les camps de Tindouf, ainsi que l’interdiction infligée à cette population de montrer la moindre sympathie au projet d’autonomie proposé par le Maroc pour régler le conflit du Sahara.
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies, nous sommes convaincus au sein de la ligue des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara que votre responsabilité morale est également engagée dans les événements que connaissent les camps de Tindouf actuellement, vu que vous êtes à la tête de la plus grande instance onusienne chargée d’assurer la protection de l’être humain.
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies, ces violences commises à l’égard de la tribu de Rguibat-Laayaicha viennent alors qu’on vient à peine de vous contacter il y a quelques jours pour vous informer de l’arrestation de 3 sahraouis opposants pacifiques du Polisario dans les camps de Tindouf, et qui ont été déférés devant un tribunal militaire.
La Ligue
des défenseurs de droits de l’Homme au Sahara, et partant du grand intérêt que nous accordons au respect des droits humains, et au nom des familles de ces personnes, nous vous demandons d’ouvrir une enquête sur ces cas, et de dépêcher un émissaire sur place pour soutenir la population de ces camps.
Nous vous prions d’accepter, l’expression de notre haute considération.
Publié par rasd à l'adresse 05:16
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lundi 15 février 2010
LETTRE A Mr. BAN KI -MOON
LETTRE A Mr. BAN KI -MOON
De
la Ligue Des
défenseurs des droits de l’Homme au Sahara.
A M. Ban Ki-Moon
Secrétaire général des Nations Unies
Les Nations Unies
New York, Etats-Unis
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies.
On s'adresse de nouveau à votre haute autorité pour attirer votre attention sur les violences commises à l’égard des sahraouis ayant observé un sit-in devant la résidence de Mohamed Abdelaziz à Rabbouni, sur le territoire algérien.
En tant que ligue intéressée par la défense de droits de l’Homme, on a été contactée par les familles de ces manifestants, qui nous ont fait part de leur indignation du comportement du front Polisario, et qui a mis en péril des vies humaines.
Pour rappel des faits Monsieur le secrétaire général, plusieurs Sahraouis, membres de la tribu de Rguibat-Laayaicha ont entamé un sit-in ouvert devant la résidence de Mohamed Abdelaziz à Rabbouni, secrétariat général du Polisario, près de Tindouf, et qui ont fait l'objet des pires formes de tortures et d'insultes en guise de vengeance.
Ces personnes ont été intimidées parce qu’ils avaient tout simplement réclamé de façon pacifique leur refus des plans du Front Polisario.
Au sein de la ligue des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara, nous refusons en bloc de tels actes. Et nous tenons à vous faire part de notre indignation face à ce comportement qui se répète malheureusement au quotidien, alors que les bourreaux du Polisario essayent de se présenter à l’opinion publique mondiale comme un mouvement qui s’arme des principes et valeurs de l’honnêteté, de l’équité, et des droits de l’Homme, alors que la réalité est toute autre.
Nous tenons à exprimer notre plus grande préoccupation à l'égard de ces faits qui s’inscrivent dans un contexte de violations systématiques, et nous incombons la responsabilité à l’Algérie pays d’accueil de cette population, et qui est obligé par les dispositions du droit international à en assurer la protection.
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies, ces évènements s’ajoutent en effet à une très longue liste d’actes de harcèlement et de violence à l’encontre des opposants du Polisario, qui ont osé dénoncer la mainmise algérienne, et refusent l’absence de la liberté d’expression dans les camps de Tindouf, ainsi que l’interdiction infligée à cette population de montrer la moindre sympathie au projet d’autonomie proposé par le Maroc pour régler le conflit du Sahara.
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies, nous sommes convaincus au sein de la ligue des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara que votre responsabilité morale est également engagée dans les événements que connaissent les camps de Tindouf actuellement, vu que vous êtes à la tête de la plus grande instance onusienne chargée d’assurer la protection de l’être humain.
Monsieur le secrétaire général des Nations Unies, ces violences commises à l’égard de la tribu de Rguibat-Laayaicha viennent alors qu’on vient à peine de vous contacter il y a quelques jours pour vous informer de l’arrestation de 3 sahraouis opposants pacifiques du Polisario dans les camps de Tindouf, et qui ont été déférés devant un tribunal militaire.
La Ligue
des défenseurs de droits de l’Homme au Sahara, et partant du grand intérêt que nous accordons au respect des droits humains, et au nom des familles de ces personnes, nous vous demandons d’ouvrir une enquête sur ces cas, et de dépêcher un émissaire sur place pour soutenir la population de ces camps.
Nous vous prions d’accepter, l’expression de notre haute considération.
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La longue marche d'Ahmedou Ould Souilem
Né à Dakhla, nationaliste sahraoui de famille et de cœur, réfugié en Algérie à partir de 1976 et haut responsable du Polisario pendant – presque – toute sa vie, il a rejoint le Maroc en juillet 2009. Et va devenir l’ambassadeur du royaume en Espagne. Portrait-itinéraire d’un rebelle assagi.
L’homme qui reçoit J.A. dans le salon d’une villa de passage à la périphérie de Rabat, une matinée de mai, pour un long entretien exclusif sans témoins, n’est pas un rallié ordinaire. Dix mois après son « retour » dans un Maroc qu’il n’a en réalité jamais connu, Ahmedou Ould Souilem, 59 ans, ancien ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et cheikh de la tribu des Ouled Delim, n’est autre que le futur ambassadeur du royaume en Espagne – sans doute le poste diplomatique le plus important vu de Rabat, avec ceux de Paris et de Washington. Un choix de Mohammed VI que Madrid a mis trois mois à avaliser tant la nomination de cet originaire de son ex-colonie du Sahara occidental, ancien cadre du Front Polisario de surcroît, a semblé plonger le gouvernement espagnol dans l’embarras. Tout ce qui touche de près ou de loin au Sahara est ultrasensible en Espagne, où les réseaux favorables aux indépendantistes sahraouis sont nombreux, actifs et influents. Mais cette nomination n’a pas non plus laissé insensible l’Algérie, où Ould Souilem a vécu pendant trente-trois ans, et la Mauritanie, où son père a résidé, encore moins le peuple des camps de réfugiés, où il était, il y a moins d’un an encore, une personnalité respectée. De Villa Cisneros (aujourd’hui Dakhla) à Rabat, en passant par Tindouf, Panamá, Téhéran, Luanda, Alger et quelques autres lieux, retour sur l’itinéraire d’un nationaliste devenu monarchiste.
__
Ahmedou Ould Souilem a vu le jour en 1951 à Villa Cisneros, bourgade côtière de quelques milliers d’habitants et siège du gouvernement de la province saharienne espagnole du Rio de Oro. Son père, Souilem Ould Abdallahi, cheikh incontesté de l’importante tribu guerrière des Ouled Delim, est considéré alors, à l’instar de toute sa communauté, comme un allié de l’occupant espagnol – lequel accorde en échange à ses administrés sahraouis une très large autonomie de fonctionnement. Né en 1913, engagé volontaire au sein des tropas nomadas, puis traducteur au service de l’administration, il est l’une des trois personnalités clés de la politique saharienne du général Franco, avec Khatri Ould el-Joumani et Saïda Ould Abeïda (tous deux reguibat). Élu alcade (maire) de Villa Cisneros en 1963, puis député aux Cortes la même année, membre en 1966 de la délégation espagnole auprès des Nations unies, Souilem père se montrera, jusqu’à sa mort en 1995 dans un camp du Polisario non loin de Tindouf, très hostile aux revendications marocaines sur le Sahara occidental. Un moment promauritanien lors de la partition du territoire, il rejoint le Front Polisario en 1979, peu avant l’annexion du Rio de Oro par l’armée marocaine. Nourri dès son enfance au lait amer de la défiance à l’encontre du Makhzen, son fils a donc a priori de qui tenir…
Scolarisé à Villa Cisneros, Ahmedou Ould Souilem hérite du nationalisme antimarocain de son père, mais pas de son tropisme proespagnol. Avec un groupe de camarades, il est expulsé du lycée à l’âge de 17 ans pour avoir participé à des manifestations indépendantistes. Dès lors, la politique devient son pain quotidien. À partir de 1970, depuis Madrid, où il se soigne dans une clinique pour une affection pulmonaire, Ahmedou échange des messages avec le noyau des étudiants sahraouis de Tan Tan et de Nouakchott qui seront à l’origine de la fondation du Polisario : Mustapha Sayed el-Ouali, Ghailani Dlimi, Allali Mohamed Koury (actuel directeur du protocole de la RASD), Mohamed Salem Ould Salek, Mohamed Lemine… Le 29 avril 1973, lors de la fondation du Front (le 10 mai, date communément admise, est en réalité celle de sa proclamation), à Zouerate, en Mauritanie, Ahmedou Ould Souilem est à Dakhla. La cellule clandestine qu’il a créée a envoyé une délégation pour participer à cet événement, lequel n’est pas, au départ, spécialement dirigé contre le Maroc, avec qui une possibilité de compromis, sous la forme d’une large autonomie respectant l’identité sahraouie, est encore envisageable dans l’esprit des fondateurs du Polisario. Ce sont les accords tripartites de Madrid, le 14 novembre 1975, signés entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie sous la pression directe de la Marche verte, qui feront basculer les nationalistes sahraouis. « Ces accords nous ont exclus du jeu, explique Ould Souilem. Ils ont fait de nous une proie à dépecer, non un territoire à récupérer. Nous avons eu l’impression d’être traités comme des choses. D’où notre sentiment de frustration, que l’Algérie a su exploiter pour le transformer en hostilité à l’encontre du royaume. » En février 1976, alors que les troupes marocaines et mauritaniennes prennent le territoire en tenaille, Souilem organise la fuite des Ouled Delim de Dakhla vers la frontière algérienne. Le voyage, en Land Rover, puis à bord de camions militaires algériens jusque dans les camps de la région de Tindouf, est périlleux. D’autant que le jeune homme, qui n’apprécie guère – et ne s’en cache pas – la mainmise des Reguibat sur le Polisario, déjà sensible à cette époque, connaît une première mésaventure.
Organiser l’ouest algérien
Un jour de mars 1976, dans un campement provisoire à Oum Dreiga, il est kidnappé, malmené, cagoulé et emmené par la sécurité du Polisario au camp de Rabbouni, non loin de Tindouf, où on l’emprisonne dans une cage. Il y restera un mois avant que Brahim Ghali, le chef militaire du Front, le fasse libérer. « Quand El-Ouali a appris mon arrestation et celle de dizaines d’autres Sahraouis, il a parlé de sabotage, dit Souilem. Puis il s’est lancé dans ce raid sur Nouakchott dont il savait que ses chances d’en réchapper étaient minimes. C’était une sorte de suicide. Il est mort en juin. Moi, j’ai mis cet incident sur le compte des erreurs inhérentes à toute lutte de libération. »
Ould Souilem (à dr., alors ambassadeur de la RASD en Angola, à La Havane, en 1984.
(Collection particulière)
En juillet, Ahmedou Ould Souilem est envoyé à Alger, puis à Oran, où il met en place la représentation du Polisario pour l’Ouest algérien, frontalier du Maroc. Un an plus tard, le voici en Guinée-Bissau, avec le titre d’ambassadeur de la RASD. Son activité principale consiste à exfiltrer des Sahraouis de Mauritanie via le Sénégal, puis de les envoyer sur Alger à partir de l’aéroport de Bissau, avec l’appui logistique de l’ambassade d’Algérie. Près de quatre cents futures recrues du Polisario passeront ainsi par ses services. « Pour financer tout cela, on recevait de l’argent d’Alger en espèces et on ne posait pas de questions », se souvient-il. Il réussit si bien que ses patrons du Front (tour à tour Mohamed Lemine, Omar Hadrami, Brahim Hakim, Bachir Mustapha Sayed, Mohamed Ould Salek : l’instabilité est de règle à la tête des relations extérieures du Polisario) l’envoient en mai 1979 ouvrir l’ambassade de Panamá, qui servira de tête de pont aux reconnaissances en chaîne de la RASD en Amérique latine. Neuf mois plus tard, Souilem est à Téhéran pour négocier avec le gouvernement islamique de l’imam Khomeiny l’établissement de relations diplomatiques. En août 1980, il est à Damas avec le même objectif, mais cette fois-ci l’opération échoue. Retour à Tindouf, puis nouveau départ, début 1981, pour l’ambassade de Luanda, en Angola. Il y restera cinq ans, armé jusqu’aux dents dans une capitale en proie à la guerre civile. Début 1986, Ahmedou Ould Souilem éprouve le besoin de souffler. Il s’installe dans le campement familial de la hamada, auprès de son père. Et il attend sa nouvelle affectation.
Une voix discordante
Entre-temps, sous la houlette de Mohamed Abdelaziz et de ses protecteurs algériens, le Front Polisario s’est structuré, durci, centralisé. Le romantisme révolutionnaire a cédé la place à une organisation militarisée qui perdurera bien après le cessez-le-feu de 1991 et au sein de laquelle il n’est nulle place pour les voix discordantes. Ould Souilem, qui critique volontiers les dérives autoritaires de la direction du Front, est de celles-là, même si le prestige dont jouit son père le protège. Nommé directeur de l’école du 9-Juin – une forme de mise au placard –, il s’oppose à la présence des agents de la sécurité militaire dans l’enceinte de l’internat et aux empiétements incessants de l’idéologue Sid Ahmed Batal, ministre de l’Éducation. En mars 1988, Souilem est limogé. Avec une quinzaine de cadres du Polisario – dont Hakim, Hadrami, Mansour Ould Omar, Mustapha Al Barazani –, il prépare ce qui sera un tournant dans l’histoire tourmentée du Front : l’intifada d’octobre 1988. Les camps se soulèvent, l’armée intervient, il y a des morts, des blessés, des prisonniers. Rendu quasi intouchable par son statut de cheikh élu des Ouled Delim, Ahmedou est épargné, alors que la plupart de ses compagnons (dont Omar Hadrami) sont incarcérés. S’ouvre alors une longue crise interne qui s’achèvera en décembre 1989 par la tenue d’un congrès au cours duquel Mohamed Abdelaziz fait d’importantes concessions. Alors que Hakim et Hadrami quittent clandestinement les camps pour rallier le Maroc, Ould Souilem reste. « Je me sentais responsable de tous ces gens que j’avais entraînés avec moi dans cette galère en 1975 et 1976, dit-il. Moralement, je ne me sentais pas le cœur de les abandonner. » L’argument vaut ce qu’il vaut, mais il est le seul que sert Ould Souilem pour expliquer le délai étonnamment long entre la rupture de 1988 et son propre ralliement : vingt et un ans.
En 1990, le voici à nouveau ambassadeur au Panamá. Puis retour au camp d’Aousserd, où il négocie avec Abdelaziz une sorte de pacte de non-agression : « Je ne me suis jamais entendu avec lui, explique Souilem. Je lui échappais tant socialement que politiquement. Je ne suis pas un griot, mais il fallait que je protège les miens. Mon père était malade. J’avais charge d’âmes, comme on dit. » Après le cessez-le-feu de 1991, il participe en tant que chef de tribu au processus d’identification en vue du référendum d’autodétermination, avant de se consacrer entièrement à ses activités d’opposant. Dès lors, il est perçu par la direction du Front comme un poison, une sorte de virus qui dénonce sans cesse le « clientélisme » et la « dictature », et va jusqu’à encourager les Sahraouis à fuir en Mauritanie ou à regagner le Sahara occidental. Entretient-il des contacts secrets avec les services marocains ? « Non, aucun, assure-t-il. Mon réseau était purement interne et intrasahraoui. » En novembre 1999, la police algérienne l’arrête à Tindouf et lui retire son passeport. Ould Souilem se réfugie au siège de la Minurso, qui lui fournit des documents de remplacement et l’assure de sa protection. Une fois de plus, Mohamed Abdelaziz tente de négocier avec lui. Les pourparlers durent des mois, sans aucun résultat. Un jour de novembre 2003, Souilem déclare sans ambages à Bachir Mustapha Sayed : « Je vais regagner ma patrie » – le Sahara occidental, autant dire, ipso facto, le Maroc. Selon lui, le frère d’El-Ouali lui aurait répondu : « Je partage tes idées, mais je ne te suivrai pas, j’ai trop d’intérêts ici. » Cette provocation volontaire est aussitôt rapportée à Abdelaziz, qui veut encore croire à une sorte de chantage de la part d’Ould Souilem : « Il n’osera pas. » Et pourtant… Après trois décennies passées dans les camps de réfugiés de la hamada, Souilem pense que la dette morale contractée auprès de ses frères est en voie d’être soldée. L’heure est venue pour lui de franchir la ligne rouge.
La fin d’une aventure
Mohamed Abdelaziz, lui, ne s’y résout pas. Fin 2007, après le congrès du Polisario à Tifariti, il nomme Ould Souilem ministre conseiller à la présidence de la RASD chargé des Pays arabes. Une rente de situation, accompagnée d’un nouveau round de négociations sous la houlette de Bachir Mustapha Sayed. Mais rien n’y fait. Un jour de mai 2009, en plein Conseil des ministres au camp de Rabbouni, Souilem fait scandale en annonçant son retour imminent à Dakhla, la ville où il est né. Dès lors, c’est un pestiféré dont on cherche à se débarrasser, qui, au vu et au su de tout le monde, fait d’abord partir sa famille en Mauritanie, puis organise sa propre exfiltration. « Tu aurais pu partir au Maroc sans le dire ! » lui reproche l’un de ses collègues du gouvernement. Mais Souilem veut agir en public afin, dit-il, de « casser le mythe du Polisario » et de « démontrer que nul ne peut nous empêcher de rentrer chez nous. Il n’y a ni fuite ni honte ». Le 25 juillet 2009, muni de son passeport diplomatique algérien, Ahmedou Ould Souilem se rend à Alger puis, de là, à Madrid. Sans prendre attache avec l’ambassade du Maroc, il téléphone à des cousins vivant à Rabat et leur demande d’annoncer son arrivée pour le 29. « Je n’ai rien négocié, ni pris de contact préalable avec aucune autorité ou service, assure-t-il. J’ai simplement fait prévenir, la veille, de mon retour. » Ce mercredi-là, il débarque à l’aéroport de Rabat-Salé, où des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur viennent l’accueillir. Le lendemain, il est reçu à Tanger par le roi Mohammed VI.
Depuis, Ould Souilem s’est rendu à plusieurs reprises au Sahara marocain et, bien sûr, chez lui, à Dakhla, qu’il a eu un peu de mal à reconnaître tant la ville s’est modernisée. Son jugement sur ses anciens camarades du Front se veut sans appel : « Le Polisario sahraoui est mort, il ne reste que le Polisario algérien. » Et d’égrener la liste de ceux qui, à son avis, ne rentreront jamais au Maroc « parce que leur vie et leur position sociale sont là-bas, et qu’ils redoutent, s’ils reviennent, d’être ramenés à leur dimension individuelle » : Mohamed Abdelaziz, Bachir Mustapha Sayed, Brahim Ghali… Quant au « front intérieur », celui ouvert au Sahara occidental sous administration marocaine par des militants indépendantistes comme Aminatou Haidar, Ali Salem Tamek ou Mohamed Daddach, Ahmedou Ould Souilem en minimise l’importance, même s’il reconnaît que certaines erreurs commises par les autorités ont pu susciter amertume et frustration parmi les Sahraouis : « Sociologiquement, ces gens ne représentent pas une alternative ; le Polisario lui-même ne les considère que comme des éclaireurs, des compagnons de route de circonstance, mais utiles à la cause. » Une cause à laquelle le futur ambassadeur de Sa Majesté affirme ne plus croire depuis plus de vingt ans, « depuis le jour où je me suis rendu compte que l’Algérie elle-même ne voulait pas de notre indépendance. Nous n’avons jamais été autre chose qu’une carte dans un jeu qui nous dépasse ».
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Sahara : les ralliés de Sa Majesté | La longue marche d'Ahmedou Ould Souilem | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
L’homme qui reçoit J.A. dans le salon d’une villa de passage à la périphérie de Rabat, une matinée de mai, pour un long entretien exclusif sans témoins, n’est pas un rallié ordinaire. Dix mois après son « retour » dans un Maroc qu’il n’a en réalité jamais connu, Ahmedou Ould Souilem, 59 ans, ancien ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et cheikh de la tribu des Ouled Delim, n’est autre que le futur ambassadeur du royaume en Espagne – sans doute le poste diplomatique le plus important vu de Rabat, avec ceux de Paris et de Washington. Un choix de Mohammed VI que Madrid a mis trois mois à avaliser tant la nomination de cet originaire de son ex-colonie du Sahara occidental, ancien cadre du Front Polisario de surcroît, a semblé plonger le gouvernement espagnol dans l’embarras. Tout ce qui touche de près ou de loin au Sahara est ultrasensible en Espagne, où les réseaux favorables aux indépendantistes sahraouis sont nombreux, actifs et influents. Mais cette nomination n’a pas non plus laissé insensible l’Algérie, où Ould Souilem a vécu pendant trente-trois ans, et la Mauritanie, où son père a résidé, encore moins le peuple des camps de réfugiés, où il était, il y a moins d’un an encore, une personnalité respectée. De Villa Cisneros (aujourd’hui Dakhla) à Rabat, en passant par Tindouf, Panamá, Téhéran, Luanda, Alger et quelques autres lieux, retour sur l’itinéraire d’un nationaliste devenu monarchiste.
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Ahmedou Ould Souilem a vu le jour en 1951 à Villa Cisneros, bourgade côtière de quelques milliers d’habitants et siège du gouvernement de la province saharienne espagnole du Rio de Oro. Son père, Souilem Ould Abdallahi, cheikh incontesté de l’importante tribu guerrière des Ouled Delim, est considéré alors, à l’instar de toute sa communauté, comme un allié de l’occupant espagnol – lequel accorde en échange à ses administrés sahraouis une très large autonomie de fonctionnement. Né en 1913, engagé volontaire au sein des tropas nomadas, puis traducteur au service de l’administration, il est l’une des trois personnalités clés de la politique saharienne du général Franco, avec Khatri Ould el-Joumani et Saïda Ould Abeïda (tous deux reguibat). Élu alcade (maire) de Villa Cisneros en 1963, puis député aux Cortes la même année, membre en 1966 de la délégation espagnole auprès des Nations unies, Souilem père se montrera, jusqu’à sa mort en 1995 dans un camp du Polisario non loin de Tindouf, très hostile aux revendications marocaines sur le Sahara occidental. Un moment promauritanien lors de la partition du territoire, il rejoint le Front Polisario en 1979, peu avant l’annexion du Rio de Oro par l’armée marocaine. Nourri dès son enfance au lait amer de la défiance à l’encontre du Makhzen, son fils a donc a priori de qui tenir…
Scolarisé à Villa Cisneros, Ahmedou Ould Souilem hérite du nationalisme antimarocain de son père, mais pas de son tropisme proespagnol. Avec un groupe de camarades, il est expulsé du lycée à l’âge de 17 ans pour avoir participé à des manifestations indépendantistes. Dès lors, la politique devient son pain quotidien. À partir de 1970, depuis Madrid, où il se soigne dans une clinique pour une affection pulmonaire, Ahmedou échange des messages avec le noyau des étudiants sahraouis de Tan Tan et de Nouakchott qui seront à l’origine de la fondation du Polisario : Mustapha Sayed el-Ouali, Ghailani Dlimi, Allali Mohamed Koury (actuel directeur du protocole de la RASD), Mohamed Salem Ould Salek, Mohamed Lemine… Le 29 avril 1973, lors de la fondation du Front (le 10 mai, date communément admise, est en réalité celle de sa proclamation), à Zouerate, en Mauritanie, Ahmedou Ould Souilem est à Dakhla. La cellule clandestine qu’il a créée a envoyé une délégation pour participer à cet événement, lequel n’est pas, au départ, spécialement dirigé contre le Maroc, avec qui une possibilité de compromis, sous la forme d’une large autonomie respectant l’identité sahraouie, est encore envisageable dans l’esprit des fondateurs du Polisario. Ce sont les accords tripartites de Madrid, le 14 novembre 1975, signés entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie sous la pression directe de la Marche verte, qui feront basculer les nationalistes sahraouis. « Ces accords nous ont exclus du jeu, explique Ould Souilem. Ils ont fait de nous une proie à dépecer, non un territoire à récupérer. Nous avons eu l’impression d’être traités comme des choses. D’où notre sentiment de frustration, que l’Algérie a su exploiter pour le transformer en hostilité à l’encontre du royaume. » En février 1976, alors que les troupes marocaines et mauritaniennes prennent le territoire en tenaille, Souilem organise la fuite des Ouled Delim de Dakhla vers la frontière algérienne. Le voyage, en Land Rover, puis à bord de camions militaires algériens jusque dans les camps de la région de Tindouf, est périlleux. D’autant que le jeune homme, qui n’apprécie guère – et ne s’en cache pas – la mainmise des Reguibat sur le Polisario, déjà sensible à cette époque, connaît une première mésaventure.
Organiser l’ouest algérien
Un jour de mars 1976, dans un campement provisoire à Oum Dreiga, il est kidnappé, malmené, cagoulé et emmené par la sécurité du Polisario au camp de Rabbouni, non loin de Tindouf, où on l’emprisonne dans une cage. Il y restera un mois avant que Brahim Ghali, le chef militaire du Front, le fasse libérer. « Quand El-Ouali a appris mon arrestation et celle de dizaines d’autres Sahraouis, il a parlé de sabotage, dit Souilem. Puis il s’est lancé dans ce raid sur Nouakchott dont il savait que ses chances d’en réchapper étaient minimes. C’était une sorte de suicide. Il est mort en juin. Moi, j’ai mis cet incident sur le compte des erreurs inhérentes à toute lutte de libération. »
Ould Souilem (à dr., alors ambassadeur de la RASD en Angola, à La Havane, en 1984.
(Collection particulière)
En juillet, Ahmedou Ould Souilem est envoyé à Alger, puis à Oran, où il met en place la représentation du Polisario pour l’Ouest algérien, frontalier du Maroc. Un an plus tard, le voici en Guinée-Bissau, avec le titre d’ambassadeur de la RASD. Son activité principale consiste à exfiltrer des Sahraouis de Mauritanie via le Sénégal, puis de les envoyer sur Alger à partir de l’aéroport de Bissau, avec l’appui logistique de l’ambassade d’Algérie. Près de quatre cents futures recrues du Polisario passeront ainsi par ses services. « Pour financer tout cela, on recevait de l’argent d’Alger en espèces et on ne posait pas de questions », se souvient-il. Il réussit si bien que ses patrons du Front (tour à tour Mohamed Lemine, Omar Hadrami, Brahim Hakim, Bachir Mustapha Sayed, Mohamed Ould Salek : l’instabilité est de règle à la tête des relations extérieures du Polisario) l’envoient en mai 1979 ouvrir l’ambassade de Panamá, qui servira de tête de pont aux reconnaissances en chaîne de la RASD en Amérique latine. Neuf mois plus tard, Souilem est à Téhéran pour négocier avec le gouvernement islamique de l’imam Khomeiny l’établissement de relations diplomatiques. En août 1980, il est à Damas avec le même objectif, mais cette fois-ci l’opération échoue. Retour à Tindouf, puis nouveau départ, début 1981, pour l’ambassade de Luanda, en Angola. Il y restera cinq ans, armé jusqu’aux dents dans une capitale en proie à la guerre civile. Début 1986, Ahmedou Ould Souilem éprouve le besoin de souffler. Il s’installe dans le campement familial de la hamada, auprès de son père. Et il attend sa nouvelle affectation.
Une voix discordante
Entre-temps, sous la houlette de Mohamed Abdelaziz et de ses protecteurs algériens, le Front Polisario s’est structuré, durci, centralisé. Le romantisme révolutionnaire a cédé la place à une organisation militarisée qui perdurera bien après le cessez-le-feu de 1991 et au sein de laquelle il n’est nulle place pour les voix discordantes. Ould Souilem, qui critique volontiers les dérives autoritaires de la direction du Front, est de celles-là, même si le prestige dont jouit son père le protège. Nommé directeur de l’école du 9-Juin – une forme de mise au placard –, il s’oppose à la présence des agents de la sécurité militaire dans l’enceinte de l’internat et aux empiétements incessants de l’idéologue Sid Ahmed Batal, ministre de l’Éducation. En mars 1988, Souilem est limogé. Avec une quinzaine de cadres du Polisario – dont Hakim, Hadrami, Mansour Ould Omar, Mustapha Al Barazani –, il prépare ce qui sera un tournant dans l’histoire tourmentée du Front : l’intifada d’octobre 1988. Les camps se soulèvent, l’armée intervient, il y a des morts, des blessés, des prisonniers. Rendu quasi intouchable par son statut de cheikh élu des Ouled Delim, Ahmedou est épargné, alors que la plupart de ses compagnons (dont Omar Hadrami) sont incarcérés. S’ouvre alors une longue crise interne qui s’achèvera en décembre 1989 par la tenue d’un congrès au cours duquel Mohamed Abdelaziz fait d’importantes concessions. Alors que Hakim et Hadrami quittent clandestinement les camps pour rallier le Maroc, Ould Souilem reste. « Je me sentais responsable de tous ces gens que j’avais entraînés avec moi dans cette galère en 1975 et 1976, dit-il. Moralement, je ne me sentais pas le cœur de les abandonner. » L’argument vaut ce qu’il vaut, mais il est le seul que sert Ould Souilem pour expliquer le délai étonnamment long entre la rupture de 1988 et son propre ralliement : vingt et un ans.
En 1990, le voici à nouveau ambassadeur au Panamá. Puis retour au camp d’Aousserd, où il négocie avec Abdelaziz une sorte de pacte de non-agression : « Je ne me suis jamais entendu avec lui, explique Souilem. Je lui échappais tant socialement que politiquement. Je ne suis pas un griot, mais il fallait que je protège les miens. Mon père était malade. J’avais charge d’âmes, comme on dit. » Après le cessez-le-feu de 1991, il participe en tant que chef de tribu au processus d’identification en vue du référendum d’autodétermination, avant de se consacrer entièrement à ses activités d’opposant. Dès lors, il est perçu par la direction du Front comme un poison, une sorte de virus qui dénonce sans cesse le « clientélisme » et la « dictature », et va jusqu’à encourager les Sahraouis à fuir en Mauritanie ou à regagner le Sahara occidental. Entretient-il des contacts secrets avec les services marocains ? « Non, aucun, assure-t-il. Mon réseau était purement interne et intrasahraoui. » En novembre 1999, la police algérienne l’arrête à Tindouf et lui retire son passeport. Ould Souilem se réfugie au siège de la Minurso, qui lui fournit des documents de remplacement et l’assure de sa protection. Une fois de plus, Mohamed Abdelaziz tente de négocier avec lui. Les pourparlers durent des mois, sans aucun résultat. Un jour de novembre 2003, Souilem déclare sans ambages à Bachir Mustapha Sayed : « Je vais regagner ma patrie » – le Sahara occidental, autant dire, ipso facto, le Maroc. Selon lui, le frère d’El-Ouali lui aurait répondu : « Je partage tes idées, mais je ne te suivrai pas, j’ai trop d’intérêts ici. » Cette provocation volontaire est aussitôt rapportée à Abdelaziz, qui veut encore croire à une sorte de chantage de la part d’Ould Souilem : « Il n’osera pas. » Et pourtant… Après trois décennies passées dans les camps de réfugiés de la hamada, Souilem pense que la dette morale contractée auprès de ses frères est en voie d’être soldée. L’heure est venue pour lui de franchir la ligne rouge.
La fin d’une aventure
Mohamed Abdelaziz, lui, ne s’y résout pas. Fin 2007, après le congrès du Polisario à Tifariti, il nomme Ould Souilem ministre conseiller à la présidence de la RASD chargé des Pays arabes. Une rente de situation, accompagnée d’un nouveau round de négociations sous la houlette de Bachir Mustapha Sayed. Mais rien n’y fait. Un jour de mai 2009, en plein Conseil des ministres au camp de Rabbouni, Souilem fait scandale en annonçant son retour imminent à Dakhla, la ville où il est né. Dès lors, c’est un pestiféré dont on cherche à se débarrasser, qui, au vu et au su de tout le monde, fait d’abord partir sa famille en Mauritanie, puis organise sa propre exfiltration. « Tu aurais pu partir au Maroc sans le dire ! » lui reproche l’un de ses collègues du gouvernement. Mais Souilem veut agir en public afin, dit-il, de « casser le mythe du Polisario » et de « démontrer que nul ne peut nous empêcher de rentrer chez nous. Il n’y a ni fuite ni honte ». Le 25 juillet 2009, muni de son passeport diplomatique algérien, Ahmedou Ould Souilem se rend à Alger puis, de là, à Madrid. Sans prendre attache avec l’ambassade du Maroc, il téléphone à des cousins vivant à Rabat et leur demande d’annoncer son arrivée pour le 29. « Je n’ai rien négocié, ni pris de contact préalable avec aucune autorité ou service, assure-t-il. J’ai simplement fait prévenir, la veille, de mon retour. » Ce mercredi-là, il débarque à l’aéroport de Rabat-Salé, où des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur viennent l’accueillir. Le lendemain, il est reçu à Tanger par le roi Mohammed VI.
Depuis, Ould Souilem s’est rendu à plusieurs reprises au Sahara marocain et, bien sûr, chez lui, à Dakhla, qu’il a eu un peu de mal à reconnaître tant la ville s’est modernisée. Son jugement sur ses anciens camarades du Front se veut sans appel : « Le Polisario sahraoui est mort, il ne reste que le Polisario algérien. » Et d’égrener la liste de ceux qui, à son avis, ne rentreront jamais au Maroc « parce que leur vie et leur position sociale sont là-bas, et qu’ils redoutent, s’ils reviennent, d’être ramenés à leur dimension individuelle » : Mohamed Abdelaziz, Bachir Mustapha Sayed, Brahim Ghali… Quant au « front intérieur », celui ouvert au Sahara occidental sous administration marocaine par des militants indépendantistes comme Aminatou Haidar, Ali Salem Tamek ou Mohamed Daddach, Ahmedou Ould Souilem en minimise l’importance, même s’il reconnaît que certaines erreurs commises par les autorités ont pu susciter amertume et frustration parmi les Sahraouis : « Sociologiquement, ces gens ne représentent pas une alternative ; le Polisario lui-même ne les considère que comme des éclaireurs, des compagnons de route de circonstance, mais utiles à la cause. » Une cause à laquelle le futur ambassadeur de Sa Majesté affirme ne plus croire depuis plus de vingt ans, « depuis le jour où je me suis rendu compte que l’Algérie elle-même ne voulait pas de notre indépendance. Nous n’avons jamais été autre chose qu’une carte dans un jeu qui nous dépasse ».
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Violente répression des manifestations pacifiques dans les camps de Tindouf
Violente répression des manifestations pacifiques dans les camps de Tindouf
Les jeunes Sahraouis ont exprimé leur condamnation à cette campagne acharnée menée par le Polisario contre eux.
L’Association des portés disparus du Polisario (APDP) a condamné la répression violente des manifestations pacifiques qui se sont déroulées, samedi, dans les camps de Tindouf pour revendiquer le changement de la direction corrompue du Polisario. L’Association a imputé au Polisario et au régime algérien les conséquences de cette agression barbare perpétrée à l’encontre des manifestants réunis devant le siège du soi-disant quartier général du front du Polisario à Rabbouni dirigé par le dénommé Mohamed Lakik, responsable au prétendu «service des renseignements de l’armée», avec l’appui de son homologue algérienne, indique l’Association dans un communiqué parvenu à la MAP. L’Association a appelé la communauté internationale à intervenir d’urgence pour garantir la sécurité des manifestants, les protéger des persécutions de la direction du Polisario et œuvrer à la mise à nu des crimes commis à l’encontre des innocents dans les camps de Tindouf. Par ailleurs, les manifestations «pacifiques et démocratiques», samedi, dans les camps de Tindouf dans le sud-ouest de l’Algérie, ont pour objectif de dénoncer «la politique répressive et corrompue de la direction du Polisario», souligne «Europa Press». Ces protestations réclament le départ de la direction «corrompue et inique du Polisario», a ajouté l’agence de presse espagnole dans une dépêche titrée «Le mouvement réformiste du Polisario organise à Rabbouni une protestation contre la corruption». Cité par «Europa Press», Mahjoub Salek, porte-parole de «Khat Achahid», mouvement dissident du Polisario, a indiqué que la direction actuelle des séparatistes compte, pour sa continuité, sur «les fonds des aides internationales» destinées, en principe, aux populations sahraouies. Le mouvement «Khat Achahid» a appelé à «un changement de la direction corrompue» des séparatistes qui s’attache au pouvoir depuis 36 ans, dans le but de réaliser «la justice et la démocratie». Cet appel a été lancé par Salek lors d’une conférence de presse, vendredi soir à Madrid, qui était destinée à l’annonce de la participation de son mouvement à la manifestation prévue, samedi, pour protester contre la direction du Polisario dans les camps de Tindouf. Dans un communiqué distribué lors de cette conférence de presse, «Khat Achahid» a indiqué que des membres de ce mouvement, accompagnés de journalistes de la presse indépendante, ainsi que de représentants d’ONG des droits de l’Homme et de la société civile européenne, prendront part au sit-in et à la manifestation qui seront organisés dans les camps de Tindouf pour réclamer le changement et exprimer leur condamnation au Polisario. «Khat Achahid» a plaidé pour une «accélération de ce changement, afin de mettre un terme à la souffrance de nos proches dans les camps de Tindouf» qui dure depuis longtemps, évoquant, à ce propos, la vague de manifestations qui parcourt actuellement le monde arabe, un appel «à la justice sociale, à la démocratie et à la délivrance des régimes corrompues».
Le 07-03-2011 à 09:37
Les jeunes Sahraouis ont exprimé leur condamnation à cette campagne acharnée menée par le Polisario contre eux.
L’Association des portés disparus du Polisario (APDP) a condamné la répression violente des manifestations pacifiques qui se sont déroulées, samedi, dans les camps de Tindouf pour revendiquer le changement de la direction corrompue du Polisario. L’Association a imputé au Polisario et au régime algérien les conséquences de cette agression barbare perpétrée à l’encontre des manifestants réunis devant le siège du soi-disant quartier général du front du Polisario à Rabbouni dirigé par le dénommé Mohamed Lakik, responsable au prétendu «service des renseignements de l’armée», avec l’appui de son homologue algérienne, indique l’Association dans un communiqué parvenu à la MAP. L’Association a appelé la communauté internationale à intervenir d’urgence pour garantir la sécurité des manifestants, les protéger des persécutions de la direction du Polisario et œuvrer à la mise à nu des crimes commis à l’encontre des innocents dans les camps de Tindouf. Par ailleurs, les manifestations «pacifiques et démocratiques», samedi, dans les camps de Tindouf dans le sud-ouest de l’Algérie, ont pour objectif de dénoncer «la politique répressive et corrompue de la direction du Polisario», souligne «Europa Press». Ces protestations réclament le départ de la direction «corrompue et inique du Polisario», a ajouté l’agence de presse espagnole dans une dépêche titrée «Le mouvement réformiste du Polisario organise à Rabbouni une protestation contre la corruption». Cité par «Europa Press», Mahjoub Salek, porte-parole de «Khat Achahid», mouvement dissident du Polisario, a indiqué que la direction actuelle des séparatistes compte, pour sa continuité, sur «les fonds des aides internationales» destinées, en principe, aux populations sahraouies. Le mouvement «Khat Achahid» a appelé à «un changement de la direction corrompue» des séparatistes qui s’attache au pouvoir depuis 36 ans, dans le but de réaliser «la justice et la démocratie». Cet appel a été lancé par Salek lors d’une conférence de presse, vendredi soir à Madrid, qui était destinée à l’annonce de la participation de son mouvement à la manifestation prévue, samedi, pour protester contre la direction du Polisario dans les camps de Tindouf. Dans un communiqué distribué lors de cette conférence de presse, «Khat Achahid» a indiqué que des membres de ce mouvement, accompagnés de journalistes de la presse indépendante, ainsi que de représentants d’ONG des droits de l’Homme et de la société civile européenne, prendront part au sit-in et à la manifestation qui seront organisés dans les camps de Tindouf pour réclamer le changement et exprimer leur condamnation au Polisario. «Khat Achahid» a plaidé pour une «accélération de ce changement, afin de mettre un terme à la souffrance de nos proches dans les camps de Tindouf» qui dure depuis longtemps, évoquant, à ce propos, la vague de manifestations qui parcourt actuellement le monde arabe, un appel «à la justice sociale, à la démocratie et à la délivrance des régimes corrompues».
Le 07-03-2011 à 09:37
Rabbouni /Des manifestations à Tindouf pour dénoncer "la politique répressive et corrompue de la direction du +polisario+"
Rabbouni
Des manifestations à Tindouf pour dénoncer "la politique répressive et corrompue de la direction du +polisario+" (Europa Press)
sam, 03/05/2011 - 14:59 par toma
Des manifestations à Tindouf pour dénoncer "la politique répressive et corrompue de la direction du +polisario+" (Europa Press)
Ces protestations réclament le départ de la direction "corrompue et inique du +polisario+", a ajouté l'agence de presse espagnole dans une dépêche titrée, "Le mouvement réformiste du polisario organise à Rabbouni une protestation contre la corruption".
Des manifestations à Tindouf pour dénoncer "la politique répressive et corrompue de la direction du +polisario+" (Europa Press)
sam, 03/05/2011 - 14:59 par toma
Des manifestations à Tindouf pour dénoncer "la politique répressive et corrompue de la direction du +polisario+" (Europa Press)
Ces protestations réclament le départ de la direction "corrompue et inique du +polisario+", a ajouté l'agence de presse espagnole dans une dépêche titrée, "Le mouvement réformiste du polisario organise à Rabbouni une protestation contre la corruption".
En soutenant Kadhafi, "la gérontocratie algérienne se met du mauvais côté de l'histoire" (The Guardian)
En soutenant Kadhafi, "la gérontocratie algérienne se met du mauvais côté de l'histoire" (The Guardian)
Londres- Le journal britannique The Guardian a critiqué, mardi, le soutien accordé par le régime algérien au dirigeant libyen déchu, Mouammar Kadhafi, soulignant qu'en accueillant des membres de la famille du colonel libyen, la "gérontocratie algérienne s'est mise du mauvais côté de l'histoire".
Le journal rappelle d'emblée que le Maroc, qui a approuvé une nouvelle Constitution par référendum en juillet dernier, a reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen et exprimé son soutien aux aspirations légitimes du peuple libyen.
L'Algérie, quant à elle, se trouve désormais isolée et de plus en plus identifiée comme soutenant les opposants de la révolution, indique le journal, relevant que le régime algérien n'a pas seulement manqué de reconnaitre le CNT, mais il a ouvertement offert l'asile aux membres de la famille Kadhafi.
La publication souligne, dans ce contexte, que la décision algérienne de ne pas reconnaitre le CNT et d'accueillir les membres de la famille Kadhafi, au-delà des considérations "humanitaires" évoquées par les responsables algériens, est motivée par des considérations politiques.
"Le régime algérien risque fort bien de faire face au même sort que celui des anciens régimes tunisien, égyptien et libyen", estime le quotidien, rappelant qu'en janvier dernier, au moment où le soulèvement tunisien battait son plein, l'Algérie a fait face à des troubles généralisées motivées par les mêmes raisons.
Le régime algérien doit sa survie en partie à des facteurs historiques, indique le journal, rappelant que nombreux sont les Algériens qui gardent toujours des souvenirs amers de la guerre civile qui a déchiré le pays durant les années 1990 faisant plus de 100.000 morts.
"Le régime algérien a été jusqu'à présent chanceux", indique le journal, notant qu'en continuant de soutenir "un perdant" (Kadhafi) et en manquant de reconnaitre les changements rapides dans son voisinage, l'Algérie se positionne du mauvais côté de l'histoire.
Les pressions pour le changement dans ce pays devront s'accentuer au lieu de diminuer, poursuit le journal.
Rappelant un rapport publié récemment par l'Institut Royal britannique des Etudes Internationales, plus connu comme Chatham House, The Guardian indique que le régime algérien se trouve "de plus en plus isolé dans la région d'Afrique du nord qui vit au rythme de changements rapides".
Le régime algérien "n'a certes pas fait face à un soulèvement de grande envergure, mais les ingrédients (d'un tel soulèvement) sont là", indique l'institut londonien, citant notamment un taux de chômage élevé, la colère face à la corruption et le désillusionnement face à un système politique peu représentatif.
"Au lieu d'initier des réformes sérieuses, le gouvernement algérien a réagi aux troubles dans le monde arabe selon une approche mariant argent et répression", souligne la publication londonienne.
Et d'ajouter que contrairement à la Tunisie et à l'Egypte, "le régime algérien n'est pas vraiment un one man show". "Il s'agit d'une gérontocratie collective, dont les membres vieillissent graduellement sans être remplacés par un sang neuf", explique le Guardian, ajoutant qu'une telle situation incite à conclure que "la chute du régime algérien dans l'oubli n'est que question de temps".
"Les dirigeants algériens souhaiteraient contenir la ferveur révolutionnaire en cherchant à créer des problèmes pour le gouvernement de transition en Libye voisine", indique le journal, notant qu'une telle attitude s'apparente à "une grave erreur".
Londres- Le journal britannique The Guardian a critiqué, mardi, le soutien accordé par le régime algérien au dirigeant libyen déchu, Mouammar Kadhafi, soulignant qu'en accueillant des membres de la famille du colonel libyen, la "gérontocratie algérienne s'est mise du mauvais côté de l'histoire".
Le journal rappelle d'emblée que le Maroc, qui a approuvé une nouvelle Constitution par référendum en juillet dernier, a reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen et exprimé son soutien aux aspirations légitimes du peuple libyen.
L'Algérie, quant à elle, se trouve désormais isolée et de plus en plus identifiée comme soutenant les opposants de la révolution, indique le journal, relevant que le régime algérien n'a pas seulement manqué de reconnaitre le CNT, mais il a ouvertement offert l'asile aux membres de la famille Kadhafi.
La publication souligne, dans ce contexte, que la décision algérienne de ne pas reconnaitre le CNT et d'accueillir les membres de la famille Kadhafi, au-delà des considérations "humanitaires" évoquées par les responsables algériens, est motivée par des considérations politiques.
"Le régime algérien risque fort bien de faire face au même sort que celui des anciens régimes tunisien, égyptien et libyen", estime le quotidien, rappelant qu'en janvier dernier, au moment où le soulèvement tunisien battait son plein, l'Algérie a fait face à des troubles généralisées motivées par les mêmes raisons.
Le régime algérien doit sa survie en partie à des facteurs historiques, indique le journal, rappelant que nombreux sont les Algériens qui gardent toujours des souvenirs amers de la guerre civile qui a déchiré le pays durant les années 1990 faisant plus de 100.000 morts.
"Le régime algérien a été jusqu'à présent chanceux", indique le journal, notant qu'en continuant de soutenir "un perdant" (Kadhafi) et en manquant de reconnaitre les changements rapides dans son voisinage, l'Algérie se positionne du mauvais côté de l'histoire.
Les pressions pour le changement dans ce pays devront s'accentuer au lieu de diminuer, poursuit le journal.
Rappelant un rapport publié récemment par l'Institut Royal britannique des Etudes Internationales, plus connu comme Chatham House, The Guardian indique que le régime algérien se trouve "de plus en plus isolé dans la région d'Afrique du nord qui vit au rythme de changements rapides".
Le régime algérien "n'a certes pas fait face à un soulèvement de grande envergure, mais les ingrédients (d'un tel soulèvement) sont là", indique l'institut londonien, citant notamment un taux de chômage élevé, la colère face à la corruption et le désillusionnement face à un système politique peu représentatif.
"Au lieu d'initier des réformes sérieuses, le gouvernement algérien a réagi aux troubles dans le monde arabe selon une approche mariant argent et répression", souligne la publication londonienne.
Et d'ajouter que contrairement à la Tunisie et à l'Egypte, "le régime algérien n'est pas vraiment un one man show". "Il s'agit d'une gérontocratie collective, dont les membres vieillissent graduellement sans être remplacés par un sang neuf", explique le Guardian, ajoutant qu'une telle situation incite à conclure que "la chute du régime algérien dans l'oubli n'est que question de temps".
"Les dirigeants algériens souhaiteraient contenir la ferveur révolutionnaire en cherchant à créer des problèmes pour le gouvernement de transition en Libye voisine", indique le journal, notant qu'une telle attitude s'apparente à "une grave erreur".
espagne/justice/ les boureaux du polisario devant la justice espagnole
Des dirigeants du polisario et des responsables algériens poursuivis en Espagne pour "génocide et terrorisme"
Madrid, 14/12/07- Plusieurs dirigeants du Polisario et des responsables algériens font l'objet d'une plainte pour "génocide et terrorisme" déposée vendredi devant l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, par des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
Plusieurs Sahraouis, appuyés par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), accusent un grand nombre de dirigeants du Polisario de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", a indiqué à la MAP leur avocat Me José Manuel Romero Gonzalez.
L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'Information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal, et le "ministre" de l'Education, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du Polisario poursuivis comprend aussi les dénommés Khalil Sidi Mhamed, "ministre" des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire et Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et actuel garde du corps du chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz.
Les dénommés Mahfoud Hmeina Douihi dit Ali Beiba, actuel président du "parlement" du Polisario, Louchaa Obeid, officier militaire du Polisario et actuel représentant des séparatistes à Las Palmas (Canaries) et Mouloud Didi, ancien membre de la sécurité militaire des séparatistes, figurent aussi parmi les principaux accusés.
Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.
Parmi les responsables algériens poursuivis figurent le général Laamari, le dénommé Nabil Kadour, attaché militaire à l'ambassade d'Algérie en Mauritanie, Nadim Bennasser, un officier des renseignements algériens et Mahfoud, un officier de l'armée algérienne dans la région de Tindouf.
Hosein Baida Abdelaziz, militant sahraoui des droits de l'Homme de nationalité espagnole, Dahi Aguai, un Sahraoui né sous occupation espagnole au Sahara et Saadani Maoulainine, fille d'une figure emblématique des victimes du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont décidé de recourir à la justice espagnole en vertu du principe de la justice universelle.
Leur avocat, Me José Manuel Romero Gonzalez relève des indices solides devant inculper les mis en cause et croit fermement que la plainte a de fortes chances d'aboutir.
L'avocat espagnol s'était déjà rendu à Laâyoune où il avait pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des Sahraouis et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".
Ci-après, la liste des 28 accusés:.
1. SIDAHMED BATTAL.
2. SIDI WAGAG.
3. EL JALIL AHMED.
4. BRAHIM GHALI.
5. JANDOUD MOHAMED.
6. ABDELWODOUD EL FERI.
7. MOHAMED SALEM SANOUSSI "SALAZAR".
8.TALEB HAIDAR.
9. BRAHIM BEIDILA.
10. MAHJOUB "LINCOLN".
11. MOHAMED LAMINE BUHALI.
12. EDDA HMOIM.
13. AHMEDU BAD.
14. ALI DABBA.
15. BACHIR MOUSTAFA SAYED.
16. MOHAMED JADAD.
17. MOLUD LEHSEN.
18. MOHAMED HNYA "DERBALI".
19. MOHAMED ALI HNYA "DEGAULLE".
20. LUCHAA OBEID.
21. MOLUD DIDI.
22. MAHFOUD HMEINA DUIHI "ALI BEIBA".
23. MOHAMED FADELN "JAPON S".
24. GENERAL LAMARI.
25. NABIL "KADOUR".
26. NADIM BENASER.
27. MAHFOUD.
28. ABDERRAMAN BOUH dit "MICHEL".
Madrid, 14/12/07- Plusieurs dirigeants du Polisario et des responsables algériens font l'objet d'une plainte pour "génocide et terrorisme" déposée vendredi devant l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, par des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
Plusieurs Sahraouis, appuyés par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), accusent un grand nombre de dirigeants du Polisario de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", a indiqué à la MAP leur avocat Me José Manuel Romero Gonzalez.
L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'Information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal, et le "ministre" de l'Education, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du Polisario poursuivis comprend aussi les dénommés Khalil Sidi Mhamed, "ministre" des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire et Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et actuel garde du corps du chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz.
Les dénommés Mahfoud Hmeina Douihi dit Ali Beiba, actuel président du "parlement" du Polisario, Louchaa Obeid, officier militaire du Polisario et actuel représentant des séparatistes à Las Palmas (Canaries) et Mouloud Didi, ancien membre de la sécurité militaire des séparatistes, figurent aussi parmi les principaux accusés.
Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.
Parmi les responsables algériens poursuivis figurent le général Laamari, le dénommé Nabil Kadour, attaché militaire à l'ambassade d'Algérie en Mauritanie, Nadim Bennasser, un officier des renseignements algériens et Mahfoud, un officier de l'armée algérienne dans la région de Tindouf.
Hosein Baida Abdelaziz, militant sahraoui des droits de l'Homme de nationalité espagnole, Dahi Aguai, un Sahraoui né sous occupation espagnole au Sahara et Saadani Maoulainine, fille d'une figure emblématique des victimes du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont décidé de recourir à la justice espagnole en vertu du principe de la justice universelle.
Leur avocat, Me José Manuel Romero Gonzalez relève des indices solides devant inculper les mis en cause et croit fermement que la plainte a de fortes chances d'aboutir.
L'avocat espagnol s'était déjà rendu à Laâyoune où il avait pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des Sahraouis et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".
Ci-après, la liste des 28 accusés:.
1. SIDAHMED BATTAL.
2. SIDI WAGAG.
3. EL JALIL AHMED.
4. BRAHIM GHALI.
5. JANDOUD MOHAMED.
6. ABDELWODOUD EL FERI.
7. MOHAMED SALEM SANOUSSI "SALAZAR".
8.TALEB HAIDAR.
9. BRAHIM BEIDILA.
10. MAHJOUB "LINCOLN".
11. MOHAMED LAMINE BUHALI.
12. EDDA HMOIM.
13. AHMEDU BAD.
14. ALI DABBA.
15. BACHIR MOUSTAFA SAYED.
16. MOHAMED JADAD.
17. MOLUD LEHSEN.
18. MOHAMED HNYA "DERBALI".
19. MOHAMED ALI HNYA "DEGAULLE".
20. LUCHAA OBEID.
21. MOLUD DIDI.
22. MAHFOUD HMEINA DUIHI "ALI BEIBA".
23. MOHAMED FADELN "JAPON S".
24. GENERAL LAMARI.
25. NABIL "KADOUR".
26. NADIM BENASER.
27. MAHFOUD.
28. ABDERRAMAN BOUH dit "MICHEL".
Le polisario, groupe terroriste comme le Grapo et l'ETA
La présidente de l'Association canarienne des victimes du terrorisme (Acavite), Lucia Jiménez, a souligné que le ‘polisario' est un groupe terroriste au même titre que d'autres groupes qu'a connus l'Espagne, tels le mouvement Grapo et l'organisation basque ETA.
L'Espagne a, hélas, connu différents groupes terroristes, comme le Grapo, ETA ou le front polisario», mais, «aux Iles Canaries, la vision idéaliste qu'on avait des mouvements de libération, faisait qu'on les présentait tout autrement.
«On voulait créditer l'idée qu'ils ne tuaient pas, alors qu'en réalité, ils assassinaient. On n'aimait pas dire d'eux qu'ils séquestraient des innocents, alors qu'en réalité ils l'ont fait, quand ils ont mitraillé des bateaux et les ont fait couler, sans qu'on ait jamais retrouvé les corps», a dit Mme Jiminez, dans une déclaration à l'agence Europapress, après avoir assisté dimanche à Madrid à la cérémonie en hommage aux victimes du terrorisme, présidée par le Roi Juan Carlos d'Espagne et la Reine Sofia, au Congrès des députés, à l'occasion de la Journée des victimes du terrorisme.
«Cela ne peut pas être toléré dans un Etat de droit et de démocratie», a martelé la présidente de Acavite, rappelant les attentats perpétrés par les éléments du ‘polisario' contre les employés de ‘Fosboucraa' à Laâyoune et les bateaux de pêche canariens, qui opéraient dans la zone située entre le Sahara et les Iles Canaries, dans les années 70 et le début des années 80.
Elle a qualifié d'«historique» cette cérémonie pour les 300 familles des victimes canariennes qui, déplore-t-elle, ont été oubliées pendant trois décennies. «Pour nous, c´est un grand jour historique», en ce sens que cet acte donne enfin une visibilité institutionnelle et permettra de faire sortir de l'oubli les victimes canariennes des attentats terroristes brutaux du polisario, a ajouté Jiménez, fille de Francisco Jiménez Santana, victime d'un attentat terroriste des séparatistes, perpétré au Sahara en 1976.
Elle a amèrement déploré que pendant 30 ans les victimes du ‘polisario' ont souffert de la propagande d'une mouvance pro-polisario, qui demeure incompréhensible. Durant des années, les victimes ont été désorientées, appauvries et jetées dans l'oubli, a-t-elle regretté.
Mme Jiminez a rappelé, par ailleurs, que lors des premières journées à la mémoire des victimes du terrorisme, tenues le 27 mars denier aux Canaries, le président du Ggouvernement autonome, Paulino Rivero, s'était engagé à promouvoir la «Loi Canarienne des victimes» du terrorisme, à l'instar de celle édictée dans le reste des Communautés espagnoles.
L'Acavite est une association créée en 2006 pour obtenir justice pour les familles des victimes des pêcheurs canariens tués et lutte également pour obtenir auprès de l'Etat espagnol et des organisations internationales et nationales une reconnaissance officielle de ces crimes, l'indemnisation des victimes et ayants-droit et la réparation des dommages pour en finir avec l'oubli subi depuis plus de 30 ans.
Elle réclame également qu'on leur apporte un appui similaire à celui accordé aux personnes victimes des actes de l'organisation basque «ETA» ou d'autres groupes terroristes.
A rappeler que suite aux attaques aveugles et féroces contre les pêcheurs et les civils canariens, le ‘polisario' avait été déclaré «organisation terroriste», et ses représentants ont été expulsés d'Espagne conformément à une décision prise par le gouvernement d'alors, de Felipe Gonzales.
Les autorités espagnoles avaient ainsi expulsé le représentant des séparatistes du ‘polisario' à Madrid , Ahmed Boukhari. De même, tous les bureaux de ce groupe avaient été fermés et ses représentants dans toutes les régions d'Espagne expulsés en 1985. Cette décision avait été prise au lendemain d'une attaque terroriste commise par des éléments du «polisario» contre un chalutier canarien «El Junquito», et «El Tagomago» (patrouilleur des forces armées navales espagnoles). Le 20 septembre 1985, le chalutier espagnol avait été attaqué alors qu'il se trouvait dans les eaux internationales, à plus de 12 miles de Boujdour. Cette attaque s'était soldée par la mort d'un marin-pêcheur et l'enlèvement de six de ses compagnons, qui ont été conduits dans une prison des camps de Tindouf (sud d'Algérie).
Le 21 septembre, un patrouilleur de l'armée espagnole, qui naviguait dans la zone à la recherche des marins espagnols avait fait l'objet d'une attaque aux roquettes. Un soldat avait été tué et une cinquantaine d'autres blessés. Ces deux attaques avait été précédées par plusieurs autres agressions meurtrières, revendiquées alors par le «polisario».
crimes et terrorisme du front polisario
ACAVITE- Canaries : Le gouvernement de Madrid interpellé sur les crimes du Polisario
Écrit par Ali Haidar
Lundi, 10 Janvier 2011 17:04
Les crimes terroristes du Polisario sont toujours de mise. 35 ans après, les survivants et les familles des Canariens froidement assassinés durant les années 70 et 80 par les milices du mouvement séparatiste, ne lâchent pas prise. Ils attendent toujours et exigent, selon le journal électronique espagnol " El confidencial.com "du gouvernement de Madrid, "réparation matérielle et d'êtres reconnues comme victimes du terrorisme». Des dizaines d'Espagnols, quelque 300 selon l'association canarienne des victimes du terrorisme (ACAVITE), ont été assassinés, blessés ou enlevés dans les années 1970-1980 par des éléments armés du Front Polisario. La majorité de ces crimes ont été commis dans les côtes du Sahara ou près des mines de Phosboucraa. Les Canariens ne sont pas les seuls à pâtir des actes terroristes du Polisario, des dizaines de familles mauritaniennes attendent toujours de savoir un peu plus sur le sort de leurs proches qui étaient détenus dans les geôles du Polisario dans le sud algérien et qui n’ont disparu sans laisser de traces.
Jusqu’à a date d’aujourd’hui, ni la direction du Polisario, ni le gouvernement de l’Algérie, où ont eu lieu ces crimes, n’ont daigné collaborer à l’élucidation de ces dossiers de disparitions forcées. ACAVITE, créée en 2006 et basée aux Iles Canaries, exige que les victimes canariennes soient reconnues par le gouvernement de Madrid, comme étant des victimes du terrorisme au même titre que celles des attentats terroristes du 11 mars 2004 ou encore de la T-4 à l'aéroport de Barajas, revendiqué par l'organisation séparatiste ETA. Jusqu'à présent, le bureau de soutien des victimes du Terrorisme, relevant du ministère Espagnol de l'Intérieur, n’a reconnu ce titre qu’à 90 travailleurs canariens, contre les 300 recensés par l’association. " Durant les 35 dernières années, une propagande romantique a été construite autour du Front Polisario, une propagande qui n'est pas du tout réelle ", a déploré la présidente de l'ACAVITE, la journaliste canarienne, Lucia Jiménez. Tout en regrettant "la double morale qu'ont toujours pratiquée le PSOE et le PP", Jiménez accuse "tous les gouvernements de la démocratie espagnole d'avoir pratiqué un +négationnisme systématique+ des attentats perpétrés contre des citoyens espagnols par le Polisario durant les affrontements armés contre la Mauritanie et ensuite contre le Maroc ".
Écrit par Ali Haidar
Lundi, 10 Janvier 2011 17:04
Les crimes terroristes du Polisario sont toujours de mise. 35 ans après, les survivants et les familles des Canariens froidement assassinés durant les années 70 et 80 par les milices du mouvement séparatiste, ne lâchent pas prise. Ils attendent toujours et exigent, selon le journal électronique espagnol " El confidencial.com "du gouvernement de Madrid, "réparation matérielle et d'êtres reconnues comme victimes du terrorisme». Des dizaines d'Espagnols, quelque 300 selon l'association canarienne des victimes du terrorisme (ACAVITE), ont été assassinés, blessés ou enlevés dans les années 1970-1980 par des éléments armés du Front Polisario. La majorité de ces crimes ont été commis dans les côtes du Sahara ou près des mines de Phosboucraa. Les Canariens ne sont pas les seuls à pâtir des actes terroristes du Polisario, des dizaines de familles mauritaniennes attendent toujours de savoir un peu plus sur le sort de leurs proches qui étaient détenus dans les geôles du Polisario dans le sud algérien et qui n’ont disparu sans laisser de traces.
Jusqu’à a date d’aujourd’hui, ni la direction du Polisario, ni le gouvernement de l’Algérie, où ont eu lieu ces crimes, n’ont daigné collaborer à l’élucidation de ces dossiers de disparitions forcées. ACAVITE, créée en 2006 et basée aux Iles Canaries, exige que les victimes canariennes soient reconnues par le gouvernement de Madrid, comme étant des victimes du terrorisme au même titre que celles des attentats terroristes du 11 mars 2004 ou encore de la T-4 à l'aéroport de Barajas, revendiqué par l'organisation séparatiste ETA. Jusqu'à présent, le bureau de soutien des victimes du Terrorisme, relevant du ministère Espagnol de l'Intérieur, n’a reconnu ce titre qu’à 90 travailleurs canariens, contre les 300 recensés par l’association. " Durant les 35 dernières années, une propagande romantique a été construite autour du Front Polisario, une propagande qui n'est pas du tout réelle ", a déploré la présidente de l'ACAVITE, la journaliste canarienne, Lucia Jiménez. Tout en regrettant "la double morale qu'ont toujours pratiquée le PSOE et le PP", Jiménez accuse "tous les gouvernements de la démocratie espagnole d'avoir pratiqué un +négationnisme systématique+ des attentats perpétrés contre des citoyens espagnols par le Polisario durant les affrontements armés contre la Mauritanie et ensuite contre le Maroc ".
attaques terroristes du front polisario
Toutes les attaques terroristes des rebelles indépendantistes du Polisario sont répertoriées dans cette article par ordre chronologique des évènements.
Kidnapping d'un couple de touristes Suédois
Un couple de Suédois naviguant vers les côtes marocaines fut capturé par le Polisario et ont ainsi détruit leur bâteau. L'ambassade algérienne est intervenue après pour faire libérer le couple kidnappé. La guérilla polisarienne considérait le littoral sud marocain comme étant "une zone de guerre".
Le Polisario assassine des touristes français
Le 21 Juillet 1971, cinq touristes français ont été tués quand leur bus a heurté des mines plantées par les mercenaires du Polisario. Le bus venait de la ville de Tarfaya et se dirigeait vers Laâyoune. La fille et le fils du consul de France à Rabat, Jean Guyot se trouvaient également dans le bus.
Attentats à la bombe en Espagne
Le 27 Octobre 1976, deux terroristes ont commis un attentat à la bombe contre l'ambassade du Maroc à Madrid en Espagne blessant 4 personnes et causant plusieurs dégâts matériaux. Les terroristes ont ouvert le feu au sein de l'ambassade contre le personnel avant de s'enfuir. La presse internationale a supputé que les terroristes sont des membres présumés du Polisario, mais le porte-parole à Alger a nié cette attaque.
Captures de pêcheurs espagnoles et de citoyens français
Le 14 Novembre 1977, les terroristes du "Polisario" ont attaqués un bâteau de pêche espagnol naviguant vers les côtes algériennes à l'aide de mortiers et de mitrailleuses automatiques, ils ont capturés trois pêcheurs espagnols et ont ensuite détruit leur bâteau. Les rebelles ont déclarés que les pêcheurs ont été capturés parce qu'ils ont "violés les eaux territoriales de la République sahraoui pour piller ses richesses maritimes" et cela quelques jours auparavant. Les terroristes ont utilisés des bateaux pneumatiques armés de roquettes dans leurs attaques. Le 23 Décembre, les rebelles ont déclarés qu’ils allaient libérer les trois pêcheurs espagnols. Le même jour, 8 otages français capturés par les rebelles armés pendant une longue période ont été remis au Secrétaire Général des Nations Unis Kurt Waldheim via un représentant des rebelles du Polisario dans un bureau de l'ONU basé à Alger. Cette capture a été justifié par le soutien français au Maroc. Les 8 citoyens français ainsi que le Dr. Waldheim ont pris le premier avion pour Paris (France). L'intervention soviétique auprès du gouvernement d'Alger a été déterminante pour l'issue de cette affaire.
Blessure d'un diplomate mauritanien
Le 7 juillet 1977, deux inconnus, armés de revolvers ont blessé l'ambassadeur mauritanien à Paris par des tirs près de sa résidence à Paris. Les rebelles indépendantistes ont revendiqué l'attaque par un appel téléphonique anonyme à l'agence France-Presse. Cependant le porte-parole du Polisario a Alger nié les faits.
Attaque contre une carrière minière mauritanienne
Le 1er mai 1977, un groupe armé du Polisario a attaqué une carrière minière mauritanienne près de Zouérate avec des tirs de mortiers et plusieurs coups de feux. Deux citoyens français ont trouvé la mort durant cette attaque violente et deux autres furent kidnappé par les mercenaires. La carrière minière a été sévèrement endommagée.
Kidnapping d'un équipage portugais
Le 29 septembre 1980, les rebelles du Polisario ont kidnappés tout l’équipage d'un bâteau de pêche portugais intitulé "Rio Vouga" près des côtes marocaines. L'équipage a finalement été libéré après que la commission européenne ait sommé Alger de les relâché.
Destruction d'un bateau de pêche marocain
Le 2 juillet 1980, un bâteau de pêche marocain nommé "Cap Juby II" a été bombardé et attaqué par les mercenaires du Polisario près des côtes marocaines. Le bâteau a été détruit et a coulé.
Kidnapping d'un équipage espagnol
Le 29 septembre 1980, les rebelles du Polisario ont kidnappé tout l'équipage d'un bâteau de pêche espagnol le "Costa de Terranova" près des côtes mauritanienne.
Attaque contre un bâteau de pêche portugais
Le 26 septembre 1981, un groupe armé se revendiquant du "Polisario" a attaqué un bâteau de pêche portugais navigant près des côtes du Sahara marocain. Les mercenaires ont tué un pêcheur et en ont blessé trois autres.
Capture de 2 électriciens ouest-allemands
Le 22 Août 1985, les mercenaires du polisario ont détruit un bâteau où deux électriciens ouest-allemands voyageaient entre Tanger et Banjul (Gambie). Tout deux ont été pris en captivité et libèré le 3 septembre 1985 suite aux pressions de diplomates occidentaux sur Alger.
Trois scientifiques tués
Le 21 février 1985, Un avion est-allemand transportant trois chercheurs scientifiques a été abattu en plein vol par les mercenaires du Polisario qui ont ouvert le feu sur l'avion. Aucun des passagers a bord n'a survécu au drame. Le Polisario a dit que l'avion est identique aux avions de reconnaissance utilisés par les forces armées royales marocaines.
Attaques de bateaux de pêche
En Juillet 1986, Les mercenaires séparatistes du Polisario ont attaqués à l'aide d'armes automatiques un bâteau de pêche soviétique, ils ont aussi attaqué un autre bâteau de pêche espagnol.
Un navire panamien cible d'attentat
Le 23 Janvier 1987, le navire marchand panamien "The Maritime King" a été ciblé par des tirs de roquettes et des mitrailleuses près des côtes mauritanienne. Les mercenaires du Polisario sont les responsables de cette attaque.
Le Polisario tue des citoyens Américains innocents
Le 8 décembre 1988, deux avions transportant des citoyens américains et canadiens travaillant pour l'aide U.S ont été la cible de missiles tirés par le Polisario tuant 8 personnes, 5 Américains et 3 Canadiens. Le Polisario s'est excusé prétextant que c'était une erreur leurs intentions étaient d'atteindre des cibles marocaines.
MIPT Terrorism Knowledge Base http://www.tkb.org/
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Kidnapping d'un couple de touristes Suédois
Un couple de Suédois naviguant vers les côtes marocaines fut capturé par le Polisario et ont ainsi détruit leur bâteau. L'ambassade algérienne est intervenue après pour faire libérer le couple kidnappé. La guérilla polisarienne considérait le littoral sud marocain comme étant "une zone de guerre".
Le Polisario assassine des touristes français
Le 21 Juillet 1971, cinq touristes français ont été tués quand leur bus a heurté des mines plantées par les mercenaires du Polisario. Le bus venait de la ville de Tarfaya et se dirigeait vers Laâyoune. La fille et le fils du consul de France à Rabat, Jean Guyot se trouvaient également dans le bus.
Attentats à la bombe en Espagne
Le 27 Octobre 1976, deux terroristes ont commis un attentat à la bombe contre l'ambassade du Maroc à Madrid en Espagne blessant 4 personnes et causant plusieurs dégâts matériaux. Les terroristes ont ouvert le feu au sein de l'ambassade contre le personnel avant de s'enfuir. La presse internationale a supputé que les terroristes sont des membres présumés du Polisario, mais le porte-parole à Alger a nié cette attaque.
Captures de pêcheurs espagnoles et de citoyens français
Le 14 Novembre 1977, les terroristes du "Polisario" ont attaqués un bâteau de pêche espagnol naviguant vers les côtes algériennes à l'aide de mortiers et de mitrailleuses automatiques, ils ont capturés trois pêcheurs espagnols et ont ensuite détruit leur bâteau. Les rebelles ont déclarés que les pêcheurs ont été capturés parce qu'ils ont "violés les eaux territoriales de la République sahraoui pour piller ses richesses maritimes" et cela quelques jours auparavant. Les terroristes ont utilisés des bateaux pneumatiques armés de roquettes dans leurs attaques. Le 23 Décembre, les rebelles ont déclarés qu’ils allaient libérer les trois pêcheurs espagnols. Le même jour, 8 otages français capturés par les rebelles armés pendant une longue période ont été remis au Secrétaire Général des Nations Unis Kurt Waldheim via un représentant des rebelles du Polisario dans un bureau de l'ONU basé à Alger. Cette capture a été justifié par le soutien français au Maroc. Les 8 citoyens français ainsi que le Dr. Waldheim ont pris le premier avion pour Paris (France). L'intervention soviétique auprès du gouvernement d'Alger a été déterminante pour l'issue de cette affaire.
Blessure d'un diplomate mauritanien
Le 7 juillet 1977, deux inconnus, armés de revolvers ont blessé l'ambassadeur mauritanien à Paris par des tirs près de sa résidence à Paris. Les rebelles indépendantistes ont revendiqué l'attaque par un appel téléphonique anonyme à l'agence France-Presse. Cependant le porte-parole du Polisario a Alger nié les faits.
Attaque contre une carrière minière mauritanienne
Le 1er mai 1977, un groupe armé du Polisario a attaqué une carrière minière mauritanienne près de Zouérate avec des tirs de mortiers et plusieurs coups de feux. Deux citoyens français ont trouvé la mort durant cette attaque violente et deux autres furent kidnappé par les mercenaires. La carrière minière a été sévèrement endommagée.
Kidnapping d'un équipage portugais
Le 29 septembre 1980, les rebelles du Polisario ont kidnappés tout l’équipage d'un bâteau de pêche portugais intitulé "Rio Vouga" près des côtes marocaines. L'équipage a finalement été libéré après que la commission européenne ait sommé Alger de les relâché.
Destruction d'un bateau de pêche marocain
Le 2 juillet 1980, un bâteau de pêche marocain nommé "Cap Juby II" a été bombardé et attaqué par les mercenaires du Polisario près des côtes marocaines. Le bâteau a été détruit et a coulé.
Kidnapping d'un équipage espagnol
Le 29 septembre 1980, les rebelles du Polisario ont kidnappé tout l'équipage d'un bâteau de pêche espagnol le "Costa de Terranova" près des côtes mauritanienne.
Attaque contre un bâteau de pêche portugais
Le 26 septembre 1981, un groupe armé se revendiquant du "Polisario" a attaqué un bâteau de pêche portugais navigant près des côtes du Sahara marocain. Les mercenaires ont tué un pêcheur et en ont blessé trois autres.
Capture de 2 électriciens ouest-allemands
Le 22 Août 1985, les mercenaires du polisario ont détruit un bâteau où deux électriciens ouest-allemands voyageaient entre Tanger et Banjul (Gambie). Tout deux ont été pris en captivité et libèré le 3 septembre 1985 suite aux pressions de diplomates occidentaux sur Alger.
Trois scientifiques tués
Le 21 février 1985, Un avion est-allemand transportant trois chercheurs scientifiques a été abattu en plein vol par les mercenaires du Polisario qui ont ouvert le feu sur l'avion. Aucun des passagers a bord n'a survécu au drame. Le Polisario a dit que l'avion est identique aux avions de reconnaissance utilisés par les forces armées royales marocaines.
Attaques de bateaux de pêche
En Juillet 1986, Les mercenaires séparatistes du Polisario ont attaqués à l'aide d'armes automatiques un bâteau de pêche soviétique, ils ont aussi attaqué un autre bâteau de pêche espagnol.
Un navire panamien cible d'attentat
Le 23 Janvier 1987, le navire marchand panamien "The Maritime King" a été ciblé par des tirs de roquettes et des mitrailleuses près des côtes mauritanienne. Les mercenaires du Polisario sont les responsables de cette attaque.
Le Polisario tue des citoyens Américains innocents
Le 8 décembre 1988, deux avions transportant des citoyens américains et canadiens travaillant pour l'aide U.S ont été la cible de missiles tirés par le Polisario tuant 8 personnes, 5 Américains et 3 Canadiens. Le Polisario s'est excusé prétextant que c'était une erreur leurs intentions étaient d'atteindre des cibles marocaines.
MIPT Terrorism Knowledge Base http://www.tkb.org/
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Polisario : vent de panique après l’effondrement du régime Kadhafi
La chute imminente du régime Kadhafi a sonné le branle-bas chez le Polisario. Jusqu’à la dernière minute, l’état-major de Tindouf a nourri l’espoir d’un retournement de situation en faveur de leur vieil ami et non moins pourvoyeur en armes et en devises. Mais l’entrée des forces de la rébellion à Tripoli et l’évolution rapide des événements ont balayé les derniers espoirs de la direction du Polisario.
Pour comprendre l’affliction des dirigeants du Polisario pour l’écroulement du clan Kadhafi, il faut revenir aux années 1970. En ces temps de tiraillements idéologiques Est-Ouest, le Guide libyen fournissait à tours de bras les troupes du Polisario en armements. L’imprévisible maître de Tripoli se laissait aller à un partage des rôles avec Alger en rêvant de faire du Polisario le fossoyeur du régime marocain. Trois décennies plus tard, l’objectif commun d’Alger et de Tripoli, par Polisario interposé, paraît plus illusoire que jamais, mais les subventions se poursuivent grâce à l’intarissable manne pétrolière.
C’est le poids de cette dette qui poussera Mohammed Abdelaziz à voler au secours d’un Kadhafi aux abois face à la révolte populaire. Dès le début des violences en Libye, le Polisario ne s’est pas fait prier pour envoyer des centaines de mercenaires combattre aux côtés du Guide. A partir de leurs bases dans les camps de Tindouf, dans l’ouest algérien, les mercenaires du Polisario étaient convoyés jusqu’en Libye sous le regard bienveillant du DRS, les redoutables services de renseignements militaires algériens. Ce manège ne passait pourtant pas inaperçu. Des rapports de l’OTAN, recoupés par les médias occidentaux, ont très vite révélé la participation d’importants effectifs du Polisario aux côtés des troupes fidèles à Kadhafi. Finalement, les déclarations fracassantes de Seif Al-islam, le remuant fils de Kadhafi, ont enlevé les derniers doutes qui subsistaient sur l’implication d’Alger dans l’aide au maître de Tripoli. Seif Al-islam ne pouvait pas être plus loquace en déclarant au quotidien algérien Al Khabar que « l’Algérie a été constamment un fidèle allié de la Libye, contrairement à d’autres pays arabes dont les positions sont indignes ».
Pour comprendre l’affliction des dirigeants du Polisario pour l’écroulement du clan Kadhafi, il faut revenir aux années 1970. En ces temps de tiraillements idéologiques Est-Ouest, le Guide libyen fournissait à tours de bras les troupes du Polisario en armements. L’imprévisible maître de Tripoli se laissait aller à un partage des rôles avec Alger en rêvant de faire du Polisario le fossoyeur du régime marocain. Trois décennies plus tard, l’objectif commun d’Alger et de Tripoli, par Polisario interposé, paraît plus illusoire que jamais, mais les subventions se poursuivent grâce à l’intarissable manne pétrolière.
C’est le poids de cette dette qui poussera Mohammed Abdelaziz à voler au secours d’un Kadhafi aux abois face à la révolte populaire. Dès le début des violences en Libye, le Polisario ne s’est pas fait prier pour envoyer des centaines de mercenaires combattre aux côtés du Guide. A partir de leurs bases dans les camps de Tindouf, dans l’ouest algérien, les mercenaires du Polisario étaient convoyés jusqu’en Libye sous le regard bienveillant du DRS, les redoutables services de renseignements militaires algériens. Ce manège ne passait pourtant pas inaperçu. Des rapports de l’OTAN, recoupés par les médias occidentaux, ont très vite révélé la participation d’importants effectifs du Polisario aux côtés des troupes fidèles à Kadhafi. Finalement, les déclarations fracassantes de Seif Al-islam, le remuant fils de Kadhafi, ont enlevé les derniers doutes qui subsistaient sur l’implication d’Alger dans l’aide au maître de Tripoli. Seif Al-islam ne pouvait pas être plus loquace en déclarant au quotidien algérien Al Khabar que « l’Algérie a été constamment un fidèle allié de la Libye, contrairement à d’autres pays arabes dont les positions sont indignes ».
esclavagisme a tindouf
Le dossier de l’esclavage au sein des camps de Tindouf, repris par la presse internationale, et amplifié depuis que le journal espagnols Canaris 7 a sorti un acte d’affranchissement émanant du Front Polisario, devrait prendre une autre dimension avec l’organisation par les esclaves d’une marche pacifique pour demander leur affranchissement collectif. Selon plusieurs informations concordantes, la traite des noirs au sein des camps administrés par le Front Polisario est devenue intenable pour les populations sahraouies, qui ne peuvent plus désormais ignorer la discrimination exercée à l’encontre de certaines populations noires. Alors que la Mauritanie vient d’adopter un moratoire interdisant totalement l’esclavage, le Front Polisario tarde à réagir, de peur de voir se braquer les familles bénéficiaires de ce système, qui représentent la branche la plus traditionnaliste des habitants des camps. En effet, si l’on peut trouver toutes sortes de raisons historiques et culturelles à cet état de fait, il est intolérable, qu’en 2008, il puisse encore exister une discrimination par la couleur de peau, qui décide du sort d’un être humain jusqu’à la fin de ses jours. En naissant esclaves, les populations noires au sein des camps de Tindouf, administrés par le Front Polisario avec le soutien militaire et logistique de l’Algérie, ne connaissaient même pas la notion de libre arbitre, ou même d’autodétermination, si chère aux maîtres d’Alger.
C’est donc une situation intolérable et indigne, dont la communauté internationale commence à prendre conscience, même si les portes des camps de séquestrés restent hermétiquement closes. Jusqu’à quand ? Si la toute puissante STASI, police secrète de l’Allemagne de l’est n’avait pas réussi à prévoir la chute du mur de Berlin, est-ce que les commissaires politiques du Front Polisario pourront prévoir l’anéantissement des barbelés qui entourent les camps?
C’est donc une situation intolérable et indigne, dont la communauté internationale commence à prendre conscience, même si les portes des camps de séquestrés restent hermétiquement closes. Jusqu’à quand ? Si la toute puissante STASI, police secrète de l’Allemagne de l’est n’avait pas réussi à prévoir la chute du mur de Berlin, est-ce que les commissaires politiques du Front Polisario pourront prévoir l’anéantissement des barbelés qui entourent les camps?
tindouf / mort en detention sous la torture du polisario et des algeriens
Actualité Maroc : D'anciens détenus des camps de Tindouf racontent leur calvaire!
Cinq anciens détenus dans les camps de Tindouf, libérés le 18 août dernier parmi le groupe des 404 qui a regagné le Royaume, ont raconté le calvaire qu'ils ont enduré durant leur emprisonnement.
Rencontrés dimanche à Rabat, ces anciens détenus, qui se sont confiés à la MAP au nom de leurs compagnons d'amertume, ont été unanimes à appeler à la réparation des préjudices qu'ils ont subis dans les camps de Tindouf et à la poursuite en justice des responsables et auteurs de ce drame humanitaire.
"Je suis mort. Ils m'ont tué", c'est en ces termes que le caporal chef Hmimou Lhoussein détenu le 8 novembre 1989 à Amgala, a entamé le témoignage sur le calvaire qu'il a enduré dans les camps de la honte.
Cet homme de 55 ans, dont les traits du visage cachent mal la profondeur d'une blessure morale indicible, a retracé par des faits et dates précis, les étapes les plus marquantes de sa période de détention.
"Il faut que l'opinion publique internationale prenne conscience que ce qui se passe à Tindouf."
Il a apporté, à l'instar de ses compagnons d'amertume, des témoignages accablants sur les conditions dans lesquelles ils étaient emprisonnés, ainsi que sur le traitement qui leur était infligé.
Avant son arrivée à la prison de Rabouni - qui se trouve, selon lui, à quelque 25 km au sud-est de Tindouf - où il a été retenu pendant 17 jours, les plus longs de sa vie dira-t-il, Hmimou, acheminé d'abord vers un poste de la gendarmerie algérienne, a été interrogé par 12 militaires, sur des sujets divers notamment sur l'armée marocaine, le genre d'armes utilisées, les positions militaires, mais également sur ses conditions de vie, son statut socio-économique etc.
"En ce qui me concerne, ils m'ont ligoté et accroché par mes pieds, la tête pendante dans le vide et m'ont fracassé. Ils m'obligeaient également à ingurgiter mon urine", balbutie-t-il avec une voix tremblotante entrecoupée de sanglots, ajoutant que ce calvaire s'est poursuivi 15 jours durant lorsque, selon lui, les Algériens l'ont remis au polisario.
C'est en entamant en 1990 une tentative avortée d'évasion avec 4 de ses compagnons, en arrosant une partie du mur de brique de sa geôle de fortune pour qu'il s'effrite, que le caporal chef Hmimou se rendra vraiment compte de l'ampleur et de la portée de l'aide algérienne au polisario.
Des éléments du polisario nous disaient "nos frères (ndlr : les forces algériennes) vous ont retrouvé à des kilomètres de la prison. Nous allons vous faire perdre l'envie de récidiver".
Le caporal chef se rappelle, les larmes aux yeux, le malheureux destin de Talha Mohamed, élément du 4-ème bataillon des parachutistes à Amgala, torturé jusqu'à la mort puis jeté dans une décharge.
48 soldats sont morts sous la torture et des dizaines d'autres ont été portés disparus, souligne-t-il, notant que pour survivre, un grand nombre de détenus mangeait la nourriture de chameaux.
Hmimou citera également le cas d'Omar Faridi, infirmier de l'armée marocaine, qui a été obligé de porter une pierre de sel sur les épaules et devait parcourir, dans la nudité la plus absolue, des kilomètres sous un soleil torride pendant que le sel fondait sur son corps. Il est mort après qu'il ait été placé dans une boîte en tôle ondulée.
Après l'amertume de sa détention et les blessures physiques et morales dont il gardera forcément des traces, le caporal chef a évoqué ses retrouvailles avec sa famille. Esquissant un sourire timide et lançant des regards de connivence à ses compagnons, Hmimou a avoué ne pas avoir reconnu ses enfants Mohamed (25 ans), Hlima (23 ans et maman d'un garçon) et Badr (19 ans), qui l'ont accueilli à son arrivée à Agadir.
"D'énormes changements ont eu lieu dans ma famille. Mes parents sont morts, mes oncles, mes tantes et la majorité de mes proches aussi", raconte-t-il dans un dialecte légèrement influencé par l'accent Hassani.
Paru sur L'intelligent.com le 12-09-2005
Avec la MAP
Cinq anciens détenus dans les camps de Tindouf, libérés le 18 août dernier parmi le groupe des 404 qui a regagné le Royaume, ont raconté le calvaire qu'ils ont enduré durant leur emprisonnement.
Rencontrés dimanche à Rabat, ces anciens détenus, qui se sont confiés à la MAP au nom de leurs compagnons d'amertume, ont été unanimes à appeler à la réparation des préjudices qu'ils ont subis dans les camps de Tindouf et à la poursuite en justice des responsables et auteurs de ce drame humanitaire.
"Je suis mort. Ils m'ont tué", c'est en ces termes que le caporal chef Hmimou Lhoussein détenu le 8 novembre 1989 à Amgala, a entamé le témoignage sur le calvaire qu'il a enduré dans les camps de la honte.
Cet homme de 55 ans, dont les traits du visage cachent mal la profondeur d'une blessure morale indicible, a retracé par des faits et dates précis, les étapes les plus marquantes de sa période de détention.
"Il faut que l'opinion publique internationale prenne conscience que ce qui se passe à Tindouf."
Il a apporté, à l'instar de ses compagnons d'amertume, des témoignages accablants sur les conditions dans lesquelles ils étaient emprisonnés, ainsi que sur le traitement qui leur était infligé.
Avant son arrivée à la prison de Rabouni - qui se trouve, selon lui, à quelque 25 km au sud-est de Tindouf - où il a été retenu pendant 17 jours, les plus longs de sa vie dira-t-il, Hmimou, acheminé d'abord vers un poste de la gendarmerie algérienne, a été interrogé par 12 militaires, sur des sujets divers notamment sur l'armée marocaine, le genre d'armes utilisées, les positions militaires, mais également sur ses conditions de vie, son statut socio-économique etc.
"En ce qui me concerne, ils m'ont ligoté et accroché par mes pieds, la tête pendante dans le vide et m'ont fracassé. Ils m'obligeaient également à ingurgiter mon urine", balbutie-t-il avec une voix tremblotante entrecoupée de sanglots, ajoutant que ce calvaire s'est poursuivi 15 jours durant lorsque, selon lui, les Algériens l'ont remis au polisario.
C'est en entamant en 1990 une tentative avortée d'évasion avec 4 de ses compagnons, en arrosant une partie du mur de brique de sa geôle de fortune pour qu'il s'effrite, que le caporal chef Hmimou se rendra vraiment compte de l'ampleur et de la portée de l'aide algérienne au polisario.
Des éléments du polisario nous disaient "nos frères (ndlr : les forces algériennes) vous ont retrouvé à des kilomètres de la prison. Nous allons vous faire perdre l'envie de récidiver".
Le caporal chef se rappelle, les larmes aux yeux, le malheureux destin de Talha Mohamed, élément du 4-ème bataillon des parachutistes à Amgala, torturé jusqu'à la mort puis jeté dans une décharge.
48 soldats sont morts sous la torture et des dizaines d'autres ont été portés disparus, souligne-t-il, notant que pour survivre, un grand nombre de détenus mangeait la nourriture de chameaux.
Hmimou citera également le cas d'Omar Faridi, infirmier de l'armée marocaine, qui a été obligé de porter une pierre de sel sur les épaules et devait parcourir, dans la nudité la plus absolue, des kilomètres sous un soleil torride pendant que le sel fondait sur son corps. Il est mort après qu'il ait été placé dans une boîte en tôle ondulée.
Après l'amertume de sa détention et les blessures physiques et morales dont il gardera forcément des traces, le caporal chef a évoqué ses retrouvailles avec sa famille. Esquissant un sourire timide et lançant des regards de connivence à ses compagnons, Hmimou a avoué ne pas avoir reconnu ses enfants Mohamed (25 ans), Hlima (23 ans et maman d'un garçon) et Badr (19 ans), qui l'ont accueilli à son arrivée à Agadir.
"D'énormes changements ont eu lieu dans ma famille. Mes parents sont morts, mes oncles, mes tantes et la majorité de mes proches aussi", raconte-t-il dans un dialecte légèrement influencé par l'accent Hassani.
Paru sur L'intelligent.com le 12-09-2005
Avec la MAP
tindouf : les camps de la mort
27 janvier 2005
Plus de 400 prisonniers marocains croupissent toujours dans les mouroirs de Tindouf dans des conditions inhumaines. Ceux qui ont été libérés vivent au Maroc dans la précarité totale.
L’ancien prisonnier marocain, détenu pendant 17 ans dans les geôles algéro-polisariennes de Tindouf, Mohamed Lahmadi, n’a respiré l’air du pays que trois jours seulement. Rapatrié le samedi dernier, il est décédé lundi à l’hôpital militaire "Avicenne" de Marrakech. Selon ses camarades d’infortune, libérés avant lui, Lahmadi, un membre des Forces Auxiliaires, souffrait vraisemblablement d’un cancer de la prostate, et ce depuis plusieurs années. Mohamed Lahmadi sera enterré, conformément aux vœux de son épouse, à Essaouira. En tout cas, le décès de Lahmadi soulève bon nombre de questions. C’est l’occasion de rappeler que le Maroc compte, toujours, plus de 400 de ses ressortissants, militaires et civils, dans les camps de la mort de Tindouf et de Lahmada. L’état de santé de tous ces prisonniers marocains se détériore jour après jour. Les uns ont perdu la raison, les autres agonisent, et d’autres sont mutilés ou gravement malades, sans aucun soin, sauf peut-être lors des visites sporadiques qu’effectue la Croix Rouge Internationale dans les camps de détention et sous haute surveillance polisarienne. Inutile, donc, d’insister sur le caractère inhumain, illégal, monstrueux et barbare de ces détentions. Malgré toutes ses déclarations officielles, enrobées dans une diplomatie cynique, "l’Algérie a sur la conscience la vie de plusieurs centaines de martyrs Marocains, sans compter les souffrances des prisonniers et la désolation dans laquelle leurs femmes et enfants ont sombré", assure Brahim Hajjam, président de l’Association des familles des victimes du polisario. Voilà pour l’ennemi. Qu’en est-il maintenant du gouvernement marocain ? Qu’a t-il fait pour les martyrs, les disparus, les détenus et ceux qui ont été libérés ? Depuis le début du conflit au Sahara, les mercenaires et leurs protecteurs algériens ont fait prisonniers pas moins de 2.500 Marocains, sans compter ceux qui sont morts sur le champ de bataille. Dès la captivité d’un militaire ou sa mort, l’armée marocaine confisque sa "prime de zone sud", appelée communément la double solde. Les veuves et les femmes des disparus ne peuvent donc toucher que 1.100 DH, même pas le Smig. "C’est d’ailleurs ce que je touche toujours", assure un ancien détenu. De retour au Maroc, les anciens prisonniers, qui se sont sacrifiés pour la patrie, ont été carrément jetés dans la nature. Les témoignages de ces personnes, uniquement pour la période post-libération, peuvent remplir toute une bibliothèque. "L’accueil qu’on nous a réservé est décevant, honteux et injuste", se plaignent-ils à l’unisson. Ces hommes courageux ont survécu à des années de tortures, dans l’espoir de refouler le sol de leur pays. Aujourd’hui, ils ne trouvent pas de mots assez durs pour exprimer leur colère et leur amertume.On nous a promis des logements, mais nous n’avons rien reçu", souligne Mohamed Hanaï, un ancien membre des Forces Auxiliaires, détenu pendant 24 ans. Et d’ajouter : "nous nous sommes rendus à l’inspection générale des Forces Auxiliaires à Rabat à quatre reprises pour que nos indemnités soient débloquées". Le Capitaine Ali Najab, ancien pilote de chasse, également capturé pendant 25 ans, assure que "l’armée n’a pas voulu appliquer le règlement militaire qui donne droit aux prisonniers à un avancement d’un grade une fois de retour". Pour ce qui est des indemnités, toujours pour les militaires, elles ont été calculées sur la base d’une loi datant des années 1950. A l’époque, il n’y avait aucune guerre. "Pourquoi le gouvernement, le Parlement ou même l’armée elle-même n’ont pas pris l’initiative de modifier cette loi ?", se demandent les anciens détenus, réduits aujourd’hui à faire la manche ou presque. En fait, la situation matérielle lamentable des militaires, est minime devant les drames que vivent les civils. Les entreprises qui les employaient (travaux publics, transport…) n’ont rien voulu faire pour eux. C’est le cas d’Abdellah Lamani, libéré il y a plus d’un an et demi, et qui habite toujours dans le sous-sol d’un complexe sportif casablancais. Aux côtés de deux autres anciens détenus de Tindouf, Lamani, après plus de 20 ans de détention, a le sentiment d’avoir été abandonné par son propre pays. Le tout, sous le regard des autorités locales et de la mairie. "La wilaya nous a dit qu’elle n’avait pas où nous loger", raconte l’intéressé qui ne cache pas sa profonde déception.Les autorités de la capitale économique ne disposent-elles pas, ne serait-ce que d’une chambre, pour héberger les trois anciens prisonniers ? Ce que les réscapés des bagnes de Tindouf demandent c’est juste un peu de reconnaissance. « Est-ce trop demander » s’interroge, résigné, le frère d’un ex-prisonnier. En fait, l’argent ne les intéresse pas outre-mesure. Brahim Hajjam propose qu’une journée du martyr et du disparu soit annuellement célébrée. Les détenus exigent qu’ils soient considérés comme des héros et non comme des déserteurs. Jamais aucun responsable ne leur a rendu ne serait-ce qu’un petit hommage.
Abdelmohsin EL HASSOUNI - Aujourdhui le Maroc
Pilote de l’armée de l’air marocaine, Ali Atmane fut séquestré pendant 26 ans
Pilote de l’armée de l’air marocaine, Ali Atmane fut séquestré pendant 26 ans
«Prisonnier de guerre des bagnes de l’Algérie et du Polisario»
Poignant réquisitoire contre les violations par l’Algérie des conventions de Genève sur les droits des prisonniers de guerre
Ali Atmane, ancien prisonnier des camps de concentration de Tindouf pendant un quart de siècle, lance dans son livre «Prisonnier de guerre des bagnes de l’Algérie et du Polisario» un appel aux instances internationales «pour que l’Algérie, qui a toujours affirmé qu’il n’existait ni conflit ni contentieux entre son pays et le Royaume du Maroc, rende des comptes au monde entier pour violations répétées à notre endroit, pendant des décennies, de toutes les Conventions de Genève dont elle est signataire et qu’elle soit astreinte à réparation tant au profit des ex-prisonniers encore vivants que pour les familles de ceux morts en martyrs dans leurs geôles et dont la dignité a longtemps été bafouée».
Cet appel survient au terme de plus de 300 pages de réquisitoire sur le calvaire inhumain subi durant des décennies par des milliers de prisonniers marocains et mauritaniens, dont un certain nombre mourront atrocement sous la torture, les privations, le manque de soins. Les descriptions poignantes des horreurs insoutenables laissent deviner une indescriptible machine de haine à broyer l’humain suite à une insupportable frustration de victoire rêvée en vue de l’institution d’un leadership régional.
Rien ne semblait prédestiner Ali Atmane, auteur de «Prisonnier de guerre dans les bagnes de l’Algérie et le Polisario», à la vie qu’il eut à subir et assumer comme prisonnier des bagnes du “Polisario” pendant 26 ans, de 1977 à 2003. Né en 1947 dans la localité Ighrem n’Berem au pied du Jbel Ayyachi, au Haut Atlas oriental, dans la région de Midelt, originaire de la tribu des Ait Hdiddou, il aurait pu continuer à vivre une vie de campagnard paisible. Mais il a fait des études et a choisi le métier des armes en s’engageant dans les Forces Armées Royales comme pilote de chasse. Il atteint le grade de capitaine au moment où le Maroc récupère ses provinces sahariennes. Quand le conflit est déclenché avec les incursions des séparatistes du “Polisario” soutenus, armés et épaulés par l’armée régulière algérienne, il demande, par plusieurs correspondances, à être engagé dans les combats. Au cours d’une intervention le 24 août 1977, pour repousser les assaillants qui attaquaient un convoi de ravitaillement de population allant de Laâyoune à Boujdour, son avion F5 est abattu par un missile Sam7. Tombant en parachute, il n’a pas pu être récupéré par les siens. «J’étais perdu!».
Il est alors fait prisonnier. Depuis cette date, les mauvais traitements et les humiliations vont se déclencher pour ne plus finir. Il sera l’hôte de plusieurs prisons dont les prisons d’Alger et de Blida où les hauts gradés de l’armée algérienne soumettent les prisonniers à des interrogatoires musclés pour leur soutirer des renseignements. Il sera torturé, comme bien d’autres, pour parler, sous la contrainte à la radio et servir la propagande de l’ennemi. On lui fait multiplier les rencontres avec la presse internationale et on exposa les prisonniers marocains et mauritaniens ainsi que du matériel de guerre récupéré au cours des combats pour crier victoire. Il arrivera à Atmane de remarquer la présence dans les prisons de personnes n’ayant aucun rapport avec la guerre, des bergers, des personnes suspectées de contrebande et même des Algériens refusant de faire la guerre contre le Maroc. C’était de véritables camps de concentration, des goulags dont l’auteur dit n’avoir évoqué que le minimum.
Au fil des pages, l’auteur révèle un univers de haine collective du Marocain parmi la hiérarchie militaire algérienne, à la limite du psychopathologique: «Manifester de la haine envers les Marocains est un comportement qui permet à tout Algérien de conserver son emploi et d’avancer dans la hiérarchie».
Le lecteur est guidé à travers le livre dans les camps de prisonniers. Ce faisant, il a droit au récit d’un calvaire lancinant qui a duré un quart de siècle où les descriptions se suivent à la pelle sur les violations des droits des prisonniers, assassinés à force de tortures, de maltraitances et de privations.
Au cours du récit, l’auteur revient souvent sur la supériorité des adversaires en matière d’armement soviétique moderne, depuis le déclenchement du conflit et jusqu’aux débuts des années 80. C’est souvent grâce à l’arrivée de nouveaux prisonniers, témoins de nouvelles batailles des sables, que Atmane parvenait, grâce à des recoupements multiples, à se faire une idée sur les types d’armement employés par les séparatistes dûment équipés en armes automatiques, missiles, véhicules ultramodernes à grande mobilité sur le sable et surtout en grand nombre. Ce qui lui faisait conclure que les Américains de la fin des années 70 -du temps de la présidence de Jimmy Carter (ndlr)- refusaient de donner des armes modernes au Maroc pour combattre un ennemi qui avait l’avantage d’attaquer à l’improviste les localités les moins défendues, d’agir sur un terrain qu’il connaîssait mieux et de pouvoir faire tomber les avions à des distances très élevés grâce à un matériel militaire de pointe. C’est seulement grâce à la construction du mur de sécurité que la partie est gagnée par le Maroc.
Les prisonniers Mauritaniens, en vertu de l’accord conclu entre leur pays et le “Polisario”, n’avaient aucune raison de rester emprisonnés durant tant d’années et pourtant ils l’ont été comme le constate Ali Atmane qui se fait un devoir d’évoquer leur cas comme des oubliés au destin tragique mais dont l’endurance et la loyauté allaient susciter son admiration.
Le livre se conclut par ces dernières paroles que nous citons in extenso:
«Aujourd’hui, vers où vont mes derniers espoirs? Que personne ne s’y trompe. Il est un combat auquel tout homme qui se respecte ne saurait renoncer jusqu’à son dernier souffle: celui de l’honneur et de la dignité! Vains mots pour certains, seuls mots donnant un sens à notre existence pour d’autres. Alors laissez-moi demander deux choses simples à mon pays:
1/ La réhabilitation de l’honneur de ceux vivants ou morts pour la Patrie, qui n’ont à aucun moment démérité, en leur octroyant tous les droits auxquels leur comportement héroïque devant l’ennemi, sur le champ de bataille comme en prison, leur permettait de prétendre.
2/ L’accompagnement ferme de notre action devant les instances internationales habilitées, pour que l’Algérie, qui a toujours affirmé qu’il n’existait ni conflit ni contentieux entre son pays et le Royaume du Maroc, rende des comptes au monde entier pour violations répétées à notre endroit, pendant des décennies, de toutes les conventions de Genève dont elle est signataire et qu’elle soit astreinte à réparation tant au profit des ex-prisonniers encore vivants que pour les familles de ceux morts en martyrs dans leurs geôles et dont la dignité a longtemps été bafouée. Est-ce trop demander?»
«Prisonnier de guerre des bagnes de l’Algérie et du Polisario»
Poignant réquisitoire contre les violations par l’Algérie des conventions de Genève sur les droits des prisonniers de guerre
Ali Atmane, ancien prisonnier des camps de concentration de Tindouf pendant un quart de siècle, lance dans son livre «Prisonnier de guerre des bagnes de l’Algérie et du Polisario» un appel aux instances internationales «pour que l’Algérie, qui a toujours affirmé qu’il n’existait ni conflit ni contentieux entre son pays et le Royaume du Maroc, rende des comptes au monde entier pour violations répétées à notre endroit, pendant des décennies, de toutes les Conventions de Genève dont elle est signataire et qu’elle soit astreinte à réparation tant au profit des ex-prisonniers encore vivants que pour les familles de ceux morts en martyrs dans leurs geôles et dont la dignité a longtemps été bafouée».
Cet appel survient au terme de plus de 300 pages de réquisitoire sur le calvaire inhumain subi durant des décennies par des milliers de prisonniers marocains et mauritaniens, dont un certain nombre mourront atrocement sous la torture, les privations, le manque de soins. Les descriptions poignantes des horreurs insoutenables laissent deviner une indescriptible machine de haine à broyer l’humain suite à une insupportable frustration de victoire rêvée en vue de l’institution d’un leadership régional.
Rien ne semblait prédestiner Ali Atmane, auteur de «Prisonnier de guerre dans les bagnes de l’Algérie et le Polisario», à la vie qu’il eut à subir et assumer comme prisonnier des bagnes du “Polisario” pendant 26 ans, de 1977 à 2003. Né en 1947 dans la localité Ighrem n’Berem au pied du Jbel Ayyachi, au Haut Atlas oriental, dans la région de Midelt, originaire de la tribu des Ait Hdiddou, il aurait pu continuer à vivre une vie de campagnard paisible. Mais il a fait des études et a choisi le métier des armes en s’engageant dans les Forces Armées Royales comme pilote de chasse. Il atteint le grade de capitaine au moment où le Maroc récupère ses provinces sahariennes. Quand le conflit est déclenché avec les incursions des séparatistes du “Polisario” soutenus, armés et épaulés par l’armée régulière algérienne, il demande, par plusieurs correspondances, à être engagé dans les combats. Au cours d’une intervention le 24 août 1977, pour repousser les assaillants qui attaquaient un convoi de ravitaillement de population allant de Laâyoune à Boujdour, son avion F5 est abattu par un missile Sam7. Tombant en parachute, il n’a pas pu être récupéré par les siens. «J’étais perdu!».
Il est alors fait prisonnier. Depuis cette date, les mauvais traitements et les humiliations vont se déclencher pour ne plus finir. Il sera l’hôte de plusieurs prisons dont les prisons d’Alger et de Blida où les hauts gradés de l’armée algérienne soumettent les prisonniers à des interrogatoires musclés pour leur soutirer des renseignements. Il sera torturé, comme bien d’autres, pour parler, sous la contrainte à la radio et servir la propagande de l’ennemi. On lui fait multiplier les rencontres avec la presse internationale et on exposa les prisonniers marocains et mauritaniens ainsi que du matériel de guerre récupéré au cours des combats pour crier victoire. Il arrivera à Atmane de remarquer la présence dans les prisons de personnes n’ayant aucun rapport avec la guerre, des bergers, des personnes suspectées de contrebande et même des Algériens refusant de faire la guerre contre le Maroc. C’était de véritables camps de concentration, des goulags dont l’auteur dit n’avoir évoqué que le minimum.
Au fil des pages, l’auteur révèle un univers de haine collective du Marocain parmi la hiérarchie militaire algérienne, à la limite du psychopathologique: «Manifester de la haine envers les Marocains est un comportement qui permet à tout Algérien de conserver son emploi et d’avancer dans la hiérarchie».
Le lecteur est guidé à travers le livre dans les camps de prisonniers. Ce faisant, il a droit au récit d’un calvaire lancinant qui a duré un quart de siècle où les descriptions se suivent à la pelle sur les violations des droits des prisonniers, assassinés à force de tortures, de maltraitances et de privations.
Au cours du récit, l’auteur revient souvent sur la supériorité des adversaires en matière d’armement soviétique moderne, depuis le déclenchement du conflit et jusqu’aux débuts des années 80. C’est souvent grâce à l’arrivée de nouveaux prisonniers, témoins de nouvelles batailles des sables, que Atmane parvenait, grâce à des recoupements multiples, à se faire une idée sur les types d’armement employés par les séparatistes dûment équipés en armes automatiques, missiles, véhicules ultramodernes à grande mobilité sur le sable et surtout en grand nombre. Ce qui lui faisait conclure que les Américains de la fin des années 70 -du temps de la présidence de Jimmy Carter (ndlr)- refusaient de donner des armes modernes au Maroc pour combattre un ennemi qui avait l’avantage d’attaquer à l’improviste les localités les moins défendues, d’agir sur un terrain qu’il connaîssait mieux et de pouvoir faire tomber les avions à des distances très élevés grâce à un matériel militaire de pointe. C’est seulement grâce à la construction du mur de sécurité que la partie est gagnée par le Maroc.
Les prisonniers Mauritaniens, en vertu de l’accord conclu entre leur pays et le “Polisario”, n’avaient aucune raison de rester emprisonnés durant tant d’années et pourtant ils l’ont été comme le constate Ali Atmane qui se fait un devoir d’évoquer leur cas comme des oubliés au destin tragique mais dont l’endurance et la loyauté allaient susciter son admiration.
Le livre se conclut par ces dernières paroles que nous citons in extenso:
«Aujourd’hui, vers où vont mes derniers espoirs? Que personne ne s’y trompe. Il est un combat auquel tout homme qui se respecte ne saurait renoncer jusqu’à son dernier souffle: celui de l’honneur et de la dignité! Vains mots pour certains, seuls mots donnant un sens à notre existence pour d’autres. Alors laissez-moi demander deux choses simples à mon pays:
1/ La réhabilitation de l’honneur de ceux vivants ou morts pour la Patrie, qui n’ont à aucun moment démérité, en leur octroyant tous les droits auxquels leur comportement héroïque devant l’ennemi, sur le champ de bataille comme en prison, leur permettait de prétendre.
2/ L’accompagnement ferme de notre action devant les instances internationales habilitées, pour que l’Algérie, qui a toujours affirmé qu’il n’existait ni conflit ni contentieux entre son pays et le Royaume du Maroc, rende des comptes au monde entier pour violations répétées à notre endroit, pendant des décennies, de toutes les conventions de Genève dont elle est signataire et qu’elle soit astreinte à réparation tant au profit des ex-prisonniers encore vivants que pour les familles de ceux morts en martyrs dans leurs geôles et dont la dignité a longtemps été bafouée. Est-ce trop demander?»
tindouf ,algerie /Prisonnier de guerre pendant un quart de siècle
RABAT (AP) - Prisonnier de guerre pendant un quart de siècle, le capitaine de l’armée de l’air marocaine Ali Najab, 61 ans, a besoin de parler. De sa carrière de pilote brisée, de son épouse, universitaire, qui l’a attendu pendant son interminable captivité, de sa fille de 28 ans, qu’il n’a pas vu grandir, de sa petite-fille, qu’il n’a pas vu naître, et de sa retraite, synonyme de difficile renaissance d’homme libre dans un pays qu’il ne reconnaît plus.
Jusqu’au 1er septembre 2003, date de sa libération, Ali Najab faisait partie de ce que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) considère comme étant "les plus vieux prisonniers de guerre du monde", une situation que Rabat dénonce aujourd’hui comme "un scandale humanitaire" en menaçant de saisir les juridictions pénales internationales.
Au total, ce sont quelque 2.500 soldats marocains, capturés au Sahara-Occidental entre 1975 et 1991, date du cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU, qui ont été gardé en captivité, en violation de toutes les conventions humanitaires, dans les camps des rebelles indépendantistes du Polisario installés en territoire algérien.
Libérés progressivement depuis 1995, ils sont encore 513 prisonniers du désert malgré les appels répétés du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, à leur "libération totale et inconditionnelle".
Aujourd’hui affranchi par ses geôliers et libéré de son devoir de réserve de militaire, Ali Najab veut témoigner. Dans la sobriété mais avec une détermination implacable. Pour "ses 25 ans de vie volée" et pour ses frères d’armes encore retenus dans les dunes algériennes et artisans anonymes de la conquête par le Maroc en 1975 du Sahara-Occidental.
"Je vis un mélange de bonheur et d’anxiété, il faut réapprendre à vivre" explique le pilote, abattu aux commandes de son chasseur F5 le 10 septembre 1978 au crépuscule. "J’étais en mission de reconnaissance à vue près de Smara, je me suis éjecté quand le deuxième réacteur a pris feu" se souvient-il. Indemne mais en territoire ennemi "à seulement 10 kilomètres de nos unités", l’alors jeune officier, formé aux Etats-Unis et en France, tombe dans les mains des rebelles indépendantistes sahraouis, soutenus par l’armée algérienne.
"J’ai été roué de coups puis transféré et interrogé par quatre officiers algériens à leur quartier général de Tindouf (1.200km au sud-est d’Alger)", témoigne Najab. "Nous avons toujours trouvé les Algériens derrière le rideau du Polisario que l’on devrait nommer ’Algérisario’."
Commence alors une "longue nuit d’esclavage, de tortures et de mensonges" que l’association France-Libertés, dirigée par Danielle Mitterrand, avait dénoncé dans un rapport accablant pour le Polisario et l’Algérie, qualifiée de "puissance hébergeante", publié en septembre 2003.
"Ceux qui refusaient de travailler à la construction des infrastructures, au déchargement de l’aide humanitaire internationale, étaient roués de coups, gardés au secret, ligotés pieds et main avec du fil de nylon et privés de nourriture", souligne Najab en assurant avoir "vu de ses yeux" 48 tombes de prisonniers marocains, la plupart exécutés sommairement après avoir tenté de s’évader.
"Nous vivions dans la peur. Tous les prisonniers, je dis bien tous, sont détraqués", poursuit le capitaine, confirmant ainsi les conclusions du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) sur l’état avancé de "délabrement physique et de détresse psychologique" des captifs du Polisario, dont plus d’une centaine sont morts en détention.
Les multiples visites des associations humanitaires ou de la presse internationale, organisées par les autorités indépendantistes de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée et reconnue par une quarantaine d’Etats) n’ont pour l’heure pas infléchi la détermination du Polisario et de l’Algérie à utiliser ces prisonniers comme otages de la résolution de cet interminable conflit "fruit de la Guerre froide", selon Ali Najab.
"Il fallait créer un monstre pour avaler le Maroc et sa monarchie avec l’aval de l’URSS. L’Algérie avec son armée et son Polisario devait construire le squelette, la Libye, avec son argent et son pétrole, devait donner les muscles mais ils ont oublié l’âme", analyse le capitaine.
Mais l’officier retraité est également lucide sur "le mépris et l’accueil glacial" que réservent les autorités marocaines à leurs soldats du désert.
Sujet tabou jusqu’à la mort en 1999 du roi Hassan II, "les plus vieux prisonniers de guerre du monde", symboles d’une guerre d’annexion qui ne veut pas dire son nom, ont longtemps été accueillis presque clandestinement lors de leur retour au pays. Tenus au devoir de réserve, soldes et grades gelés pendant toute leur captivité, privés de toute assistance psychologique, ces soldats oubliés vivent souvent mal leur retour à "la mère patrie" peu reconnaissante. AP
Jusqu’au 1er septembre 2003, date de sa libération, Ali Najab faisait partie de ce que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) considère comme étant "les plus vieux prisonniers de guerre du monde", une situation que Rabat dénonce aujourd’hui comme "un scandale humanitaire" en menaçant de saisir les juridictions pénales internationales.
Au total, ce sont quelque 2.500 soldats marocains, capturés au Sahara-Occidental entre 1975 et 1991, date du cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU, qui ont été gardé en captivité, en violation de toutes les conventions humanitaires, dans les camps des rebelles indépendantistes du Polisario installés en territoire algérien.
Libérés progressivement depuis 1995, ils sont encore 513 prisonniers du désert malgré les appels répétés du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, à leur "libération totale et inconditionnelle".
Aujourd’hui affranchi par ses geôliers et libéré de son devoir de réserve de militaire, Ali Najab veut témoigner. Dans la sobriété mais avec une détermination implacable. Pour "ses 25 ans de vie volée" et pour ses frères d’armes encore retenus dans les dunes algériennes et artisans anonymes de la conquête par le Maroc en 1975 du Sahara-Occidental.
"Je vis un mélange de bonheur et d’anxiété, il faut réapprendre à vivre" explique le pilote, abattu aux commandes de son chasseur F5 le 10 septembre 1978 au crépuscule. "J’étais en mission de reconnaissance à vue près de Smara, je me suis éjecté quand le deuxième réacteur a pris feu" se souvient-il. Indemne mais en territoire ennemi "à seulement 10 kilomètres de nos unités", l’alors jeune officier, formé aux Etats-Unis et en France, tombe dans les mains des rebelles indépendantistes sahraouis, soutenus par l’armée algérienne.
"J’ai été roué de coups puis transféré et interrogé par quatre officiers algériens à leur quartier général de Tindouf (1.200km au sud-est d’Alger)", témoigne Najab. "Nous avons toujours trouvé les Algériens derrière le rideau du Polisario que l’on devrait nommer ’Algérisario’."
Commence alors une "longue nuit d’esclavage, de tortures et de mensonges" que l’association France-Libertés, dirigée par Danielle Mitterrand, avait dénoncé dans un rapport accablant pour le Polisario et l’Algérie, qualifiée de "puissance hébergeante", publié en septembre 2003.
"Ceux qui refusaient de travailler à la construction des infrastructures, au déchargement de l’aide humanitaire internationale, étaient roués de coups, gardés au secret, ligotés pieds et main avec du fil de nylon et privés de nourriture", souligne Najab en assurant avoir "vu de ses yeux" 48 tombes de prisonniers marocains, la plupart exécutés sommairement après avoir tenté de s’évader.
"Nous vivions dans la peur. Tous les prisonniers, je dis bien tous, sont détraqués", poursuit le capitaine, confirmant ainsi les conclusions du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) sur l’état avancé de "délabrement physique et de détresse psychologique" des captifs du Polisario, dont plus d’une centaine sont morts en détention.
Les multiples visites des associations humanitaires ou de la presse internationale, organisées par les autorités indépendantistes de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée et reconnue par une quarantaine d’Etats) n’ont pour l’heure pas infléchi la détermination du Polisario et de l’Algérie à utiliser ces prisonniers comme otages de la résolution de cet interminable conflit "fruit de la Guerre froide", selon Ali Najab.
"Il fallait créer un monstre pour avaler le Maroc et sa monarchie avec l’aval de l’URSS. L’Algérie avec son armée et son Polisario devait construire le squelette, la Libye, avec son argent et son pétrole, devait donner les muscles mais ils ont oublié l’âme", analyse le capitaine.
Mais l’officier retraité est également lucide sur "le mépris et l’accueil glacial" que réservent les autorités marocaines à leurs soldats du désert.
Sujet tabou jusqu’à la mort en 1999 du roi Hassan II, "les plus vieux prisonniers de guerre du monde", symboles d’une guerre d’annexion qui ne veut pas dire son nom, ont longtemps été accueillis presque clandestinement lors de leur retour au pays. Tenus au devoir de réserve, soldes et grades gelés pendant toute leur captivité, privés de toute assistance psychologique, ces soldats oubliés vivent souvent mal leur retour à "la mère patrie" peu reconnaissante. AP
Le Polisario fournit des mercenaires à Kadhafi.
Le Polisario fournit des mercenaires à Kadhafi.
05/03/2011 à 11h43 - mis à jour le 06/03/2011 à 13h25 | 1934 vues | 1 réactions
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Des mercenaires du Front polisario figurent parmi les tueurs engagés par Kadhafi et qui se sont infiltrés en Libye pour y semer la terreur et combattre la révolution libyenne, a dénoncé, vendredi à Washington,Ali Errishi.ancien ministre"Le porte-parole du conseil national de transition en Libye, l'ancien ministre de la justice, Mustapha Abdejalil Boudjaj, avait annoncé que parmi les mercenaires qui se sont infiltrés en Libye figurent des Maliens, des Nigériens, des Ethiopiens et malheureusement des mercenaires du polisario", d'aprés M Ali Errishi, lors d'une conférence de presse au National Press Club à Washington.
L'ancien ministre libyen s'est dit "profondément désappointé et attristé face à l'hypocrisie des mercenaires du polisario qui prennent part à une telle entreprise vicieuse et destructrice, eux qui se présentent pourtant comme des combattants de la liberté".
Ali Errishi a, demandé aux dirigeants de la région d'empêcher les mercenaires d'entrer en Libye dans le but de combattre le peuple libyen et sa révolution..www.aufaitmaroc.com/actualites/maghreb
Par ailleurs contrairement aux dénégations du Polisario, le site http://www.polisario-confidentiel.com/donne plus de précisions à ce sujet:
« Pour mater l'insurrection et protéger ses derniers bastions et forteresses échappant encore au contrôle des insurgés, le colonel Kadhafi fait de plus en plus appel à des mercenaires, recrutés dans les rangs des Touaregs et des populations nomades originaires du Niger, du Mali et de l'Algérie, installées depuis les années 80 dans le Sud libyen à Sebha et Oubari.
Mais comme ces derniers sont peu entraînés au maniement des armes, le colonel Kadhafi s'est adressé directement à Mohamed Abdelaziz, chef du front Polisario. Sachant que ce dernier lui était redevable pour l'avoir aidé dans le milieu des années 70, à monter financièrement et matériellement, une armée équipée clé en main, ne pouvait leur refuser un tel renfort en hommes.
Aussitôt dit, aussitôt fait, plus de deux cents sahraouis bien entraînés aux techniques de la guérilla, et ce n'est qu'un premier contingent d'autres suivront, ont été ainsi sélectionnés et armés de kalachnikov, de grenades et de lance-roquettes, ont pris la route à bord de 4X4, à la fin de la semaine dernière, en direction de la Libye. Les mercenaires ont emprunté, selon nos contacts à Tindouf, le chemin qui conduit à la localité frontalière libyenne Al Atchane, d'où ils devaient être escortés par des militaires libyens jusqu'à Tripoli, en passant par la ville de Sabha. »Lire la suite sur http://www.polisario-confidentiel.com/news/1/170-le-chef-du-polisario-renvoie-lascenseur-au-colonel-kadhafi.ht
Par auilleurs Hillary Clinton a mis en garde, les pays de la région (Niger, Algérie, Tchad, Soudan et Mali) en les incitant à empêcher les mercenaires, dont ceux du front Polisario des camps de Tindouf en Algérie, de preter main forte au régime libyen. http://www.lalettremed.com/index.php
Vu que le Polisario est hébergé en Algérie, la responsabilité des dirigeants de ce pays est pleinement engagée à cet effet et les revolutionnaires libyens s'en souviendront alors que les peuples arabes et certainement le peuple algérien n'ont d' yeux que pour eux.
En tout cas Rabat a envoyé 20 médecins spécialistes et 20 personnes du corps paramédical ainsi que des lots de vivres et de médicaments à la frontière tuniso libyenne http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110302.FAP5792/rabat-envoie-une-aide-humanitaire-d-urgence-aux-refugies-de-la-frontiere-tuniso-libyenne.html
05/03/2011 à 11h43 - mis à jour le 06/03/2011 à 13h25 | 1934 vues | 1 réactions
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Des mercenaires du Front polisario figurent parmi les tueurs engagés par Kadhafi et qui se sont infiltrés en Libye pour y semer la terreur et combattre la révolution libyenne, a dénoncé, vendredi à Washington,Ali Errishi.ancien ministre"Le porte-parole du conseil national de transition en Libye, l'ancien ministre de la justice, Mustapha Abdejalil Boudjaj, avait annoncé que parmi les mercenaires qui se sont infiltrés en Libye figurent des Maliens, des Nigériens, des Ethiopiens et malheureusement des mercenaires du polisario", d'aprés M Ali Errishi, lors d'une conférence de presse au National Press Club à Washington.
L'ancien ministre libyen s'est dit "profondément désappointé et attristé face à l'hypocrisie des mercenaires du polisario qui prennent part à une telle entreprise vicieuse et destructrice, eux qui se présentent pourtant comme des combattants de la liberté".
Ali Errishi a, demandé aux dirigeants de la région d'empêcher les mercenaires d'entrer en Libye dans le but de combattre le peuple libyen et sa révolution..www.aufaitmaroc.com/actualites/maghreb
Par ailleurs contrairement aux dénégations du Polisario, le site http://www.polisario-confidentiel.com/donne plus de précisions à ce sujet:
« Pour mater l'insurrection et protéger ses derniers bastions et forteresses échappant encore au contrôle des insurgés, le colonel Kadhafi fait de plus en plus appel à des mercenaires, recrutés dans les rangs des Touaregs et des populations nomades originaires du Niger, du Mali et de l'Algérie, installées depuis les années 80 dans le Sud libyen à Sebha et Oubari.
Mais comme ces derniers sont peu entraînés au maniement des armes, le colonel Kadhafi s'est adressé directement à Mohamed Abdelaziz, chef du front Polisario. Sachant que ce dernier lui était redevable pour l'avoir aidé dans le milieu des années 70, à monter financièrement et matériellement, une armée équipée clé en main, ne pouvait leur refuser un tel renfort en hommes.
Aussitôt dit, aussitôt fait, plus de deux cents sahraouis bien entraînés aux techniques de la guérilla, et ce n'est qu'un premier contingent d'autres suivront, ont été ainsi sélectionnés et armés de kalachnikov, de grenades et de lance-roquettes, ont pris la route à bord de 4X4, à la fin de la semaine dernière, en direction de la Libye. Les mercenaires ont emprunté, selon nos contacts à Tindouf, le chemin qui conduit à la localité frontalière libyenne Al Atchane, d'où ils devaient être escortés par des militaires libyens jusqu'à Tripoli, en passant par la ville de Sabha. »Lire la suite sur http://www.polisario-confidentiel.com/news/1/170-le-chef-du-polisario-renvoie-lascenseur-au-colonel-kadhafi.ht
Par auilleurs Hillary Clinton a mis en garde, les pays de la région (Niger, Algérie, Tchad, Soudan et Mali) en les incitant à empêcher les mercenaires, dont ceux du front Polisario des camps de Tindouf en Algérie, de preter main forte au régime libyen. http://www.lalettremed.com/index.php
Vu que le Polisario est hébergé en Algérie, la responsabilité des dirigeants de ce pays est pleinement engagée à cet effet et les revolutionnaires libyens s'en souviendront alors que les peuples arabes et certainement le peuple algérien n'ont d' yeux que pour eux.
En tout cas Rabat a envoyé 20 médecins spécialistes et 20 personnes du corps paramédical ainsi que des lots de vivres et de médicaments à la frontière tuniso libyenne http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110302.FAP5792/rabat-envoie-une-aide-humanitaire-d-urgence-aux-refugies-de-la-frontiere-tuniso-libyenne.html
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