TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/REPRESSION
El Aaiun une "ville fantôme" et Gdeim Izik "une fosse commune" (ministre)
Chahid El Hafed, 11/11/2010 (SPS) La Capitale sahraouie occupée par le Maroc, El Aaiun, s’est transformée en une "ville fantôme" depuis l’assaut "meurtrier" des forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik et les émeutes qui s’en sont suivi lundi dernier, a affirmé le ministre des territoires occupés et de la communauté sahraouie établie à l’étranger, M. Khalil Sidi Mhamed dans une déclaration à SPS.
" El Aaiun, s’est transformée en une ville fantôme" (…) "les rues ont été désertées par les habitants autochtones qui craignent d’être lynchés par les colons épaulées par l’armée" (…) (…) "c’est un nettoyage ethnique contre tous ceux qui portent l’habit traditionnel sahraoui, boubou, melhfa (voile) ou turban" (…) "personnes ne peut sortir pour se ravitailler en nourriture ou en médicaments", a indiqué le ministre.
Le camp de Geim Izik où campaient plus de 25.000 sahraouis "s’est transformé lui aussi en une fosse commune" et "à l’heure actuelle les forces marocaines y entèrent les cadavres avec des bulldozers militaires", a précisé M. Khalil.
A El Aaiun également les militaires procèdent au nettoyage de la ville dans un climat de terreur "pour gommer les traces de leurs crimes abominables", a encore ajouté le ministre, précisant que la besogne macabre se fait "en dehors de tous les regards indiscrets", sachant que le Maroc a "délibérément fermé le territoire sahraoui à tous les médias, les observateurs internationaux et les élus européens qui voulaient s’y rendre".
Interrogés sur le chiffre des morts, des blessés et des disparus, le ministre a indiqué qu’il ne peut pas avancer de chiffres exacts puisque tout les monde est bloqué dans sa place.
"Comment voulez-vous faire un décompte quand on sait que les gens paniqués, sont littéralement assiégés dans leur maison ou dans des maisons d’accueil, parfois dans des quartiers très loin de leurs demeures", s’est-il interrogé.
Le ministre a toutefois indiqué que "les morts ne comptent par centaines et les blessées et disparus par milliers".
Un premier bilan annoncé mardi par le gouvernement faisait état de 19 morts, 723 blessés et 159 disparus. (SPS)
010/090/110 111857 NOV 2010 SPS
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