jeudi 24 octobre 2013
Le Japon classe le Front du Polisario parmi les organisations terroristes
Le Japon classe le Front du Polisario parmi les organisations terroristes
La bibliothèque du Parlement Japonais ( Kokkai Toshokan) vient de rendre accessible au public l’édition 2013 du rapport sur le terrorisme (Kokusai Terrorismu Youran 2013) publié par l’Agence des Renseignements pour la Sécurité Publique (kōanchōsa-chō), relevant du ministère de la justice.
Le rapport contient un chapitre sur les activités d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) et les autres groupes terroristes locaux dans la zone du Sahel, notamment au Mali, et évoque les connexions entre le Polisario et AQPA (Al-Qaïda dans la péninsule Arabique) ainsi qu’avec AQMI.
A la page 56 dudit rapport on peut lire ce qui suit:
« Il est souligné qu’AQMI a des alliances avec l’AQAP (Al-Qaïda dans la péninsule Arabe) et le Front de Polisario en Algérie ».
Le rapport souligne également que le GICM (Groupe islamique Combattant Marocain), le GICL (Groupe Islamique Combattant Libyen) et le TCG (Groupe Combattant tunisien) « ont envoyé des combattants à AQMI ».
Le texte relate aussi les fréquences des enlèvements de touristes étrangers dans le désert du Sahara, et les échanges de ces otages contre de fortes sommes d’argent.
Il est à noter que l’édition de 2011 de ce rapport avait catalogué clairement le Front Polisario en tant que mouvement terroriste.
L’instance publique qui a élaboré le rapport est l’Agence des Renseignements pour la sécurité Publique. C’est une agence gouvernementale placée sous la tutelle du ministère nippon de la justice qui s’occupe de la sécurité nationale à la fois sur le territoire japonais et à l’étranger.
Parallèlement, le ministère japonais de la Défense vient de décider de renforcer sa présence en Afrique en déployant des agents de renseignements dans plusieurs pays du continent.
Selon l’agence de presse japonaise Kyodo, des agents seront envoyés dans sept pays africains, à savoir l’Algérie, Djibouti, le Maroc, le Nigeria, l’Ethiopie, le Kenya et l’Afrique du Sud, ainsi qu’au Brésil, à partir de l’exercice fiscal 2014 pour la collecte d’informations sur le terrorisme et d’autres questions de sécurité.
Le ministère de la Défense inclura les coûts de ce redéploiement dans son budget pour l’exercice 2014, précise Kyodo, ajoutant que le ministère prévoit également de renforcer sa présence en personnel dans les pays européens qui ont une influence sur l’Afrique, tels que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France.
Cette mise à jour intervient après la crise d’otages de janvier dernier en Algérie, dans laquelle plusieurs ressortissants Japonais ont été tués dans ce pays d’Afrique du Nord. Un rapport du gouvernement japonais publié en février 2013 avait conclu que l’absence d’agents de renseignements militaires à l’ambassade du Japon en Algérie était en partie à l’origine de l’incapacité du Japon à recueillir des informations suffisantes sur cette crise.
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