vendredi 2 août 2013
Plainte pour génocide contre le Polisario à Madrid
Les victimes convoquées le 12 août à l’Audience nationale espagnole
L’Audience nationale de Madrid, la plus haute juridiction pénale espagnole, a convoqué pour le 12 août prochain les victimes sahraouies qui avaient déposé une plainte contre des dirigeants du Polisario pour génocide et violations graves des droits de l’Homme à Tindouf, a-t-on appris auprès des plaignants.
Le tribunal madrilène, qui avait jugé recevable cette plainte déposée en 2007, a remis lundi des notifications aux victimes en vue de comparaître, le 12 août prochain devant l’Audience nationale, a indiqué dans une déclaration à MAP-Madrid, Dahi Aguai, président de l’Association des portés disparus au Polisario, et victime lui-même de ces actes.
Cette convocation, qui concerne également une autre victime des exactions du Polisario, Saâdani Malainine, fille du défunt el Wali Seikh Slama, témoigne que la justice espagnole est déterminée à aller de l’avant dans la poursuite des tortionnaires du Polisario, a-t-il affirmé. Il a indiqué avoir tenu une réunion avec un avocat espagnol à Jerez de la Frontera (Sud de l’Espagne), dans le but de préparer le dossier et de veiller aussi à ce que les accusés, qui se trouvent en Espagne, ne puissent quitter le territoire espagnol.
Le juge de l’Audience nationale chargé de ce dossier avait demandé dernièrement à la police espagnole de localiser les personnes concernées et de leur notifier la plainte.
L’objectif de cette plainte est que «justice soit faite» et que les victimes voient les tortionnaires du «Polisario» payer pour leurs actes ignobles, a-t-il dit.
A rappeler que le juge de l’Audience nationale avait accepté la plainte, déposée le 14 décembre 2007 par des victimes sahraouies contre des dirigeants du Polisario et des officiers de la sécurité et de l’armée algériennes, accusés de génocide, torture, disparitions forcées, détention illégale et graves violations des droits de l’Homme.
Parmi les 29 accusés objet de la plainte figurent notamment l’ex-représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, (actuellement en Algérie), le soi-disant ministre de l’Information de la pseudo RASD, Sid Ahmed Batal, le soit-disant ministre de l’Education, Bachir Mustapha Sayed, et l’actuel représentant des séparatistes en Espagne, Jandoud Mohamed. Figurait également sur la liste l’ex-représentant du Polisario aux Iles Canaries, Mohamed Luchaâ, décédé dernièrement à Las Palmas.
Les dénommés Khalil Sidi Mhamed, pseudo ministre des Colonies, et Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire, seront également sur le banc des accusés de torture à l’encontre des populations des camps de Tindouf.
Jeudi 1 Août 2013
MAP
Le Polisario convaincu de terrorisme en Espagne
ntre 1976 et 1986, les éléments du Polisario avaient multiplié les attaques contre les ressortissants et les biens espagnols. Ainsi plusieurs bateaux de pêche opérant dans les eaux situées entre les côtes du Sahara marocain et les Îles Canaries, avaient-ils été attaqués par les séparatistes faisant de nombreuses victimes parmi les marins embarqués à bord de ces bateaux. Cette situation avait poussé les familles des victimes à se constituer en une association dénommée Acavite ou Association canarienne des victimes du terrorisme.
Cette association avait déposé une plainte que le gouvernement espagnol a prise en considération. Lors de l’un des conseils de ministres tenus en 2011, l’Exécutif ibérique avait reconnu, à titre posthume, le cas du ressortissant espagnol Raimondo Lopez-Penalver, tué en 1976 à Laâyoune, au cours d’une attaque terroriste perpétrée par le Polisario.
La décision du gouvernement espagnol concernait aussi des victimes de diverses agressions terroristes, incluant les attaques du 11 mars 2004 à Madrid, celle dirigée contre l’hôtel Corona en Aragon en 1979, en plus des attaques des Grapo et du Front Polisario. Outre la mort de Lopez-Penalver, l’attaque du Polisario avait fait une autre victime, à savoir son compagnon de route Francisco Jimenez, grièvement blessé, est resté sourd et aveugle jusqu’à sa mort en octobre 2005.
Ces plaintes et celle déposée par les victimes sahraouies des violations de droits de l’Homme dans les camps de Tindouf ont fait que l’Audience nationale espagnole a décidé de poursuivre des responsables du Polisario. Pour parer au plus pressé, Abdelaziz aurait décidé de déléguer trois ONG espagnoles afin de redorer le blason du Polisario. Ces ONG sont la CEAS-Sahara, Um Draiga et l’Observatoire d’Aragon.
Abdelaziz qui aurait chargé ces associations de présenter une pétition afin que le gouvernement espagnol retire l’étiquette de terroriste qu’il a accolée au Polisario, aurait confié à l’un de ses proches que l’Espagne a fait volte-face contre les séparatistes qui ont beaucoup perdu de leur crédibilité dans ce pays.
Par ailleurs, des sources bien informées à Tindouf ont rapporté que le général Taoufik Médiène, patron des services de renseignements militaires algériens, a donné ses instructions au Premier ministre Abdelmalek Sellal, pour débloquer pas moins de 300 millions de dollars au profit du Polisario. Un pactole destiné à financer l’achat de nouveaux armements et de moyens logistiques par les séparatistes. Il s’agirait essentiellement de missiles antichars et de systèmes anti-aériens. L’objectif de ces nouvelles acquisitions est double, selon les mêmes sources. D’un côté, le DRS cherche à augmenter la puissance de feu du Polisario face au Maroc qui vient de moderniser sa flotte de combat par l’acquisition de 24 avions F16. De l’autre, le général Médiène reste fidèlement attaché à sa doctrine selon laquelle l’Algérie doit maintenir une pression permanente sur le Maroc, sur le front diplomatique en continuant de financer grassement les ONG européennes et américaines faisant du lobbying au profit des séparatistes sur le front militaire en maintenant à un niveau élevé l’armement fourni au Polisario
source: libe.ma
USA : l’attaque terroriste qui a gâché la visite du chef du Polisario
USA : l’attaque terroriste qui a gâché la visite du chef du Polisario
19/06/2013
.La dernière visite du chef du Polisario Mohamed Abdelaziz à Washington n’a pas été un succès. Même au Congrès, des représentants américains ont refusé de le rencontrer à cause d’un incident qui remonte à la fin des années 80, lorsque cinq américains travaillant pour l’US AID avaient été tués dans l’attaque terroriste de leur appareil par un missile du Polisario.
Les congressmen circonspects craignaient d’irriter les familles des cinq américains tués en décembre 1988 dans cette attaque terroriste au-dessus de la frontière entre le Maroc et la Mauritanie, selon des sources proches du Congrès américain. Les américains abattus travaillaient pour le compte de l’US AID dans le cadre d’une mission de lutte antiacridienne, lorsque leur DC-7 a été abattu par des missiles tirés par le Polisario, le mouvement basé en Algérie qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental.
Toutefois, l’autre appareil qui accompagnait le DC-7 abattu, a pu atterrir au Maroc sain et sauf. Le Front Polisario avait présenté à l’époque ses excuses aux autorités américaines, expliquant que ses combattants avaient pris l’appareil américain pour un avion de reconnaissance de l’armée marocaine. Malgré ces explications, les familles des victimes n’ont jamais cessé d’exiger que les dirigeants du Polisario soient traduits en justice pour terrorisme.
C’est probablement à cause de cet acte terrorise qu’en dépit de ses solides connaissances et de ses relais dans l’administration américaine, Kerry Kennedy a trouvé le plus grand mal à introduire Abdelaziz à Washington. La présidente du Centre Robert F Kennedy n’a pas réussi à lui décrocher la moindre rencontre avec un officiel américain.
Pourtant, Kerry Kennedy est loin d’avoir été dissuadée par ses déboires. Quelques jours après le fâcheux épisode de Washington, elle a repris ses activités de soutien au Polisario, mais cette fois en Espagne. Grâce à la prodigalité de dons algériens et loin du fisc américain, elle a ouvert une représentation de son centre à Madrid, haut lieu de l’activisme du Polisario.
http://saharanews.org/3851-usa-lattaque-terroriste-qui-a-gache-la-visite-du-chef-du-polisario.html
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