dimanche 25 novembre 2012

La Haute Cour espagnole jugera les tortionnaires du FRONT Polisario

L’Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole, a jugé recevable la plainte déposée par des Sahraouis contre des dirigeants du Polisario pour génocide et violations graves des droits de l’homme, a-t-on appris auprès des avocats espagnols des victimes sahraouies. Le juge du tribunal central d’instruction N 5 de l’Audience nationale espagnole, a accepté définitivement le traitement de la plainte qui avait été déposée, le 14 décembre 2007, par des victimes du Polisario et une ONG sahraouie, contre de hauts responsables algériens et des membres de la sécurité et dirigeants du Polisario, dont certains portent encore la nationalité espagnole, pour délits de “génocide, tortures, disparition forcée, détention illégale et graves violations des droits de l’Homme” dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie. A cet égard, les avocats des victimes sahraouies tiendront, jeudi, une conférence de presse à Madrid pour donner plus de détails sur cette question, selon l’avocat espagnol, Jose Manuel Romero Gonzalez. La plainte, rappelle-t-on, est intervenue après la visite de plusieurs membres du barreau espagnol dans les Provinces du sud, où ils avaient recueilli les témoignages de près de 50 personnes et constaté de visu les traces de tortures qu’elles portent toujours sur leurs corps. Cette visite a permis aux avocats espagnols de mieux comprendre cette plainte, qui a été appuyée par des dossiers médicaux rédigés par des experts internationaux ayant constaté l’état physique et psychique des victimes, dont 76 cas uniquement à Laâyoune. La décision de l’Audience nationale, qui s’était prononcée par le passé sur des procès concernant le Chili, le Honduras et l’Argentine, vise à établir les faits et responsabilités des personnes incriminées dans ces violations graves. Parmi les dirigeants du polisario dénoncés par la plainte figurent l’ex-représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, (actuellement en Algérie), le “ministre” de l’information de la pseudo république sahraouie, Sid Ahmed Batal et le “ministre” de l’éducation, Bachir Mustapha Sayed. Les dénommés Khalil sidi Mhamed, “ministre” des colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire, sont également accusés de tortures de membres de la population sahraouie. Les avocats des victimes, José Manuel Romero Gonzalez et Carlos Sancho de la Calle, avaient auparavant relevé l’existence de témoins oculaires et de forts indices devant inculper les mis en cause Les deux avocats avaient affirmé qu’ils s’étaient rendus à Laâyoune où ils avaient pu constater qu’un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des sahraouies et même à des fondateurs du mouvement séparatiste “pour la simple raison qu’ils ne partageaient pas leur vision”. Des victimes du polisario, toujours en vie, avaient par ailleurs livré aux représentants de la presse espagnole et aux correspondants de la presse internationale accréditée à Madrid, lors d’un dernier déplacement en Espagne, des témoignages émouvants sur leur triste expérience dans les geôles du polisario sur le territoire algérien. “C’est une énorme injustice que de voir celui qui m’a arrêté et torturé pendant six ans dans les camps de Tindouf peut circuler librement en Espagne et faire tranquillement sa propagande sans payer pour ses crimes”, avait alors dénoncé Houcine Baida, militant sahraoui des droits de l’Homme et victime du polisario, en référence à Brahim Ghali, qui était le représentant du polisario en Espagne, avant que la direction de Tindouf ne l’affecte en Algérie juste après la présentation de cette plainte à Madrid. D’autres victimes, comme les militants des droits de l’Homme Dahi Aguai et Saadani Maalainine, fille d’une figure emblématique du polisario, en l’occurrence feu El Wali Sheikh Slama, avaient eux aussi présenté des témoignages accablants sur la souffrance et l’humiliation infligées à un grand nombre de sahraouis par des dirigeants du polisario Nouvelle Tribune

vendredi 23 novembre 2012

Le Polisario a fini par craquer et reconnaît ses liens avec Al-Qaïda

La connexion entre le Polisario et Al Qaïda au Sahel ne fait plus de doute pour personne, mais c’est son ampleur qui demeure difficile à cerner. Acculé par les rapports accablants de plusieurs services de renseignements occidentaux, y compris ceux de pays amis, les dirigeants du Polisario n’arrivent plus à garder le secret. Le ministre sahraoui de la défense, Mohamed Lamine Bouhali a fini par un gros morceau en révélant au grand jour, l’appartenance de 20 à 30 éléments issus des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf (sud–ouest algérien), à des groupes terroristes affiliés au réseau Al Qaïda implantés dans le Sahel. Selon ABC, un de quotidiens espagnols, qui défendent d’habitude corps et âme, les causes des indépendantistes sahraouis, le gouvernement de la république sahraouie « RASD », a reconnu la présence d’activistes sahraouis dans les rangs des groupes djihadistes affiliés à Al Qaïda au Maghrreb Islamique (Aqmi). Lamine Bouhali cité par le journal ABC, a précisé que le premier groupe a rejoint Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), alors qu’un second groupe de 14 individus, a rallié les combattants du Mouvement pour l'Unité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). C’est ce dernier d’ailleurs, qui avait revendiqué l’enlèvement en octobre dernier au camp de Rabouni, près de Tindouf, des deux humanitaires espagnols et d’une Italienne avant de les libérer en juillet dernier, contre une rançon de 15 millions d’Euros. Pour Bouhali, il s'agit tout juste de nomades sahraouis « impliqués dans le trafic de drogue, qui n'opèrent pas dans les camps de Tindouf», une manière pour lui de diluer un peu l’implication du Polisario dans le terrorisme. La collaboration de membres du Polisario à l'enlèvement des trois coopérants européens à Tindouf, n'est pas écartée, rapporte de son côté, le journal espagnol "La Gaceta". Citant des rapports secrets espagnols et américains, le journal précise qu’il se peut que certains membres du Polisario collaborent ou appartiennent à un groupe jihadiste, d'où le risque de voir ces membres communiquer des informations secrètes à leurs complices, sur les coopérants et le moment opportun de leur enlèvement. Le gouvernement espagnol qui a été mis en garde par des services de renseignements espagnols et étrangers sur l’imminence d’un autre enlèvement dans les camps de Tindouf, a rapatrié le 28 juillet ses humanitaires de cette région. L’Espagne a été avertie par les services secrets américains qui venaient d’intercepter une communication entre un des membres du Mujao et son chef de zone, parlant de l'enlèvement "imminent" de 12 coopérants européens dans les camps de Tindouf. De telles révélations lèvent le voile sur les véritables rapports entre le Polisario et les groupes terroristes qui sévissent dans le Sahel.

samedi 3 novembre 2012

Polisario: kidnapping of two opponents in Tindouf

Written by Katherine Junger Monday, 08 October 2012 14:16 The wave of protests that has shaken the Polisario-controlled camps in Tindouf since 2011 has had particularly cruel fallout on protesters and human rights advocates. Two other Sahrawi militants living in these camps in southwestern Algeria recently paid a high price for their support to the Western Sahara autonomy. Mohamed Abidou Ould Lahmid and Abdallahi Sallami who were participating in a protest march with other activists backing the Western Sahara autonomy were arrested and taken to a secret location. Other Sahrawis who took to the streets in the Rabouni camp, hosting the Polisario headquarters, to demand the departure of the Polisario chief, Mohamed Abdelaziz, were violently dispersed. The two recent kidnappings are to be added to the long list of opponents and dissidents who continue to languish in prison or who were simply banned from the Tindouf camps. The most famous of these banned Sahrawis is dissident Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud. Mustapha Salma who was in charge of the Polisario security until 2010, was banned from the camps after he publicly voiced support to the autonomy plan proposed by Morocco to settle the Western Sahara conflict. He had been imprisoned and tortured for several months before the international NGOs intervene to defend him. The protests of human rights watchdogs, including Amnesty International and Human Rights Watch, have finally forced the Polisario to release him. Mustapha Salma was however expelled to Mauritania, while his wife and children are still living in the Polisario controlled camps in Algeria. Recently, El Bachir Mustapha Sayed, one of the founders of the Polisario in the 1970s and influential member of the front, voiced his support to Mustapha Salma and denounced his ordeal. But so far this support has not had any echo within the Polisario leadership. www.polisario-thinktwice.org/ .